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Les
Infaillibles (p) >L’Imâm al-‘Askarî (p) : Sa méthode d’éduquer ses partisans
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L’Imâm al-Hassan Ibn ‘Alî al-‘Askarî (p):
Sa méthode d’éduquer ses partisans les Chiites et ses compagnons |
Les attitudes de certains Chiites face aux Imâm (p)
Il existe un problème que posent certains Hadîth qui
laissent entendre, comme c’était le cas pour d’autres Imâms, que
certains individus émettaient des doutes au sujet de l’Imâm al-‘Askarî
(p) : ils reconnaissaient certains imâms et refusaient de reconnaître
les autres. Ils étaient connus sous le nom des Wâqifa (ceux qui se
bornent). En raison de la mentalité peu morale de certains individus qui
s’écartaient de la ligne droite et de l’histoire -et l’histoire se
répète toujours en cette matière- le milieu chiite de l’époque était
soumis à d’innombrables influences qui affectaient même la question de
l’Imâmat. Certains fidèles ont donc écrit à l’Imâm al-‘Askarî (p) pour
le mettre au courant de ce phénomène et, en réponse, il leur a écrit la
lettre suivante : « Dieu a adressé Ses paroles à
ceux qui sont sensés. Il n’a pas adressé Ses paroles à ceux qui
ne sont pas sensés car ils ne sont pas ouverts aux paroles de Dieu. ((Dieu
leur a posé un seau sur le cœur et sur l’ouie, une taie sur les
regards ; ils vont un châtiment terrible)) (Coran II, 7).
Les gens sont, dans leur manière de me percevoir,
de différentes sortes : Ceux qui ont de la clairvoyance sur la voie du
Salut. Il y a ceux qui ont de la clairvoyance dans la raison,
dans le cœur et dans l’esprit dans le but de retrouver le Salut
lorsqu’ils seront conduits devant Dieu. Ils sont ceux qui agissent à
partir de preuves et d’arguments et qui les recherches. Lorsqu’ils les
retrouvent dans les profondeurs de leurs âmes, ils s’ouvrent alors à la
vérité. Ils sont attachés, loin du doute et de
l’incertitude, à la vérité, à la branche issue de la souche. Ils ne
trouvent que moi comme abri. Perdus, et désorientés, ils se
dirigent vers moi car ils savent que c’est chez moi qu’ils trouveront la
vérité et la bonne direction. Et ceux qui n’ont
pas reçu le vrai de la part de ceux qui le possèdent. Ils ont
reçu la connaissance de la part de ceux qui ne la possèdent pas. Ceux-là
on les retrouve partout parmi ceux qui ont l’accoutrement des savants
mais qui n’ont pas la profondeur, la méthode et le statut des savants.
Ils sont semblables à
celui qui prend la mer et qui s’agite lorsqu’elle s’agite et se calme
lorsqu’elle se calme. Ils n’ont pas de règle à suivre, ni une
terre ferme où s’appuyer. C’est à leur sujet que le poète a dit :
« Lorsque le vent suit une direction,
Ils suivent la direction du vent ».
Ceux-là sont les égarés. Il y a ceux qui sont sous
l’emprise du Diable. Ils ne font que s’opposer à ceux de la vérité .
Ils sont complexés et ils prennent leurs complexes psychologiques comme
principes. Guidés par l’envie, ils repoussent le
vrai par le faux. Très nombreux sont ceux dont les âmes sont
envahies par l’envie qui détermine leurs conduites et leurs
comportements. Laisse donc ceux qui virent à
droite et à gauche. Lorsque le pasteur veut rassembler ses brebis, il le
fait sans le moindre effort. Garde-toi de divulguer nos secrets et évite
de rechercher le commandement, car l’une et l’autre conduisent à la
perte ».
Une partie des partisans de l’Imâm al-‘Askarî (p)
étaient en désaccord à son sujet. Voyez comment l’Imâm (p) était en
proie à l’amertume que lui causaient ceux qui l’entouraient parmi ceux
qu’on comptait parmi les partisans des Gens de la Maison (p). Il a écrit
à ce propos : « Aucun de mes père n’a éprouvé ce
que j’éprouve en raison du doute de ce groupe à mon sujet. S’il s’agit
de quelque chose auquel vous avez cru et que vous avez adopté pour un
certain moment, il y a alors lieu de douter. Mais s’il s’agit de quelque
chose de conséquent et de conforme à l’enseignement de Dieu, il n’y
alors plus lieu de douter ».
L’Imâm (p) a donné à ses partisans la recommandation
suivante (la recommandation fait partie intégrante de la ligne islamique,
car le Chiisme n’est pas un surplus ajouté à l’Islam, mais plutôt la
ligne authentique de l’Islam) : « Je vous
recommande de craindre Dieu, de s’attacher à la piété dans le culte, de
faire de l’effort dans la voie de Dieu, d’avoir la parole sincère, de
rendre le dépôt à l’ayant droit qu’ils soit bon ou pervers, de prolonger
la prosternation et d’être bons avec vos voisins, car c’est cela la
religion apportée par Muhammad (P). Ayez de bonnes relations avec ceux
qui vous entourent en priant dans leurs mosquées, en assistant à leurs
funérailles, en visitant leurs malades et en leur rendant ce que vous
leur devez, car en agissant de la sorte, en étant pieux, sincères et
droits pour ce qui est du dépôt, les gens diront à votre compte que vous
êtes Chiites. Cela me fait plaisir. Craignez Dieu et soyez quelque chose
qui nous embellit et non pas quelque chose qui nous nous rend enlaidit.
Repoussez loin de nous tout ce qui est laid. Ce qu’on dit de beau à
notre compte, nous le méritons, et ce qu’on dit de laid à notre compte
est faux. Notre droit est fixé par le Livre de Dieu, nous sommes proches
du Messager de Dieu et nous sommes purifiés par Dieu. Quiconque le
prétendrait en dehors de nous n’est qu’un menteur ».
Cette recommandation est rapportée aussi de l’Imâm
as-Sâdiq (p) mais avec certains changements textuels.
C’est donc la recommandation de l’Imâm (p).
Sommes-nous attachés à la mettre en application ? Elle représente la
ligne islamique dans le domaine de la dévotion, dans le domaine de la
conduite sociale qui rend l’homme un homme de bien pour toute sa société,
que ce soit pour ceux qui suivent la même ligne que lui ou pour ceux qui
ne la suivent pas. C’est de cette manière que l’homme peut embellir ceux
à qui il appartient et non pas les enlaidir. C’est la voie du Messager
de Dieu (P) au sujet duquel Dieu a dit : ((Tu es
d’un caractère élevé)) (Coran LXVIII, 4). Et :
((Tu as été doux à leur égard
par une miséricorde de Dieu. Si tu avais été rude et dur de cœur, ils se
seraient séparés de toi)) (Coran III, 159).
Evoquez Dieu sans cesse pour assurer la présence de la foi vivante dans
vos raisons et vos cœurs, car en évoquant Dieu, vous vous vous rappelez
de vous-mêmes et de vos responsabilités, et si vous oubliez Dieu, vous
vous oubliez vous-mêmes : ((Ne soyez pas
comme ceux qui ont oublié Dieu ; Il les a fait s’oublier eux-mêmes))
(Coran LIX, 19). Récitez le Coran et priez sur le
Prophète, car la prière sur le Messager de Dieu équivaut à dix bonnes
œuvres. Retenez ce que je vous ai recommandé. Je vous laisse sous la
garde de Dieu. Que la paix soit sur vous ! ». Et sur toi, ô toi,
l’Imâm pur et pieux !
L’Imâm al-‘Askarî (p) a dit enfin au sujet de ceux
qui regardent à la légère certains péchés : « Qu’un
homme dise : ‘Pourvu que ne me sois reproché que cela, fait partie des
péchés impardonnables ». L’imâm (p) a dit aussi ! « Evitez
les péchés mineurs : Ils se réunissent et deviennent majeurs ».
Et aussi : « La tendance des hommes à associer à
Dieu est imperceptible comme le bruit des pas des fourmis sur une étoffe
noire au milieu de la nuit sombre ». Cela veut dire que beaucoup
d’hommes associent d’autres divinités à Dieu sans s’en rendre compte
lorsqu’ils se mettent à rechercher à plaire aux gens plutôt qu’à Dieu.
Ils agissent afin d’attirer les faveurs des hommes au lieu de le faire
afin de se rapprocher de Dieu. On lit dans la biographie de l’Imâm (p)
qu’étant tombé malade, il a reçu de la part du pouvoir beaucoup de
médecins pour le soigner. Mais il a fini par mourir et, pour ne pas être
accusé de l’avoir tué, le calife a envoyé des savants et des juges pour
témoigner qu’il était mort de sa belle mort. Les historiographes
affirment qu’à l’annonce de sa mort, un grand bruit s’est fait entendre
dans toute la ville de Samarra’ et tous les habitants ont participé à
ses funérailles. Le calife a envoyé chercher pour savoir s’il avait des
enfants. Afin de s’assurer de l’interruption de l’Imâmat par sa mort, on
a même examiné ses concubines pour être sûr qu’aucune d’elles n’était
pas enceinte. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, avait, à Sa manière,
caché l’enfant, Son ami, attendu par le monde et qui remplira la terre
de justice et d’équité après avoir été remplie d’injustice et d’iniquité.
Que les bénédictions de Dieu soient sur l’Imâm al-Hassan al-‘Askarî, sur
ses pères et sur ses descendants. Nous invoquons Dieu de nous faire
profiter de sa grâce et de la grâce de ses pères et de nous combler de
leur intercession, ((Le jour où ni les richesses,
ni les enfants ne seront utiles, sauf pour ceux qui iront à Dieu avec un
cœur pur)) (Coran XXVI, 88-89).
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