| Les honneurs faits à Rushdie impliquent des excuses aux Musulmans |
Fadlallah reçoit l’ambassadrice d’Angleterre et appel à retirer les honneurs faits à Rushdie et à présenter des excuses aux Musulmans.
Fadlallah : Ce qui se passe au Liban exprime l’instabilité mais n’appartient pas à la sphère de la guerre ! 
Son Eminence, l’Autorité religieuse, l’Ayatollah Muhammad Hussein Fadlallah, a reçu l’ambassadrice d’Angleterre au Liban, Francis Gay, avec qui il a passé en revue la situation au Liban et dans la région, ainsi que l’attitude européenne générale vis-à-vis de certaines questions arabes et islamiques, surtout celles en rapport avec ce qui se passe en Palestine occupée, et celle en rapport avec le dossier nucléaire pacifique iranien.
Son Eminence, Sayyid Fadlallah, a abordé avec l’ambassadrice britannique la question des honneurs faits par la reine d’Angleterre à Salman Rushdie, qui a été décoré par elle d’une médaille d’un haut niveau, signalant que cela a surpris les milieux musulmans, surtout que ce geste qui constitue une atteinte portée aux sentiments des Musulmans de par le monde, a réveillé cette question qui constitue une insulte et un déni des valeurs et des croyances d’un milliard et demi de Musulmans, ainsi qu’un défi lancé aux sentiments de tous les Musulmans.
Son Eminence s’est demandé sur la raison qui justifierait le fait de réveiller cette question et de la mettre au devant de la scène, surtout à ce moment précis où la partie islamique ouverte à la question islamique civilisée déploie ses efforts en vue de faire sortir les relations islamiques avec l’Occident, hors de la sphère des complications et des tentions vers les perspectives du dialogue sérieux et franc, loin des récurrentes atteintes qui tiennent à faire peur de l’Islam et à le présenter comme un modèle de violence sanguinaire qui n’accepte ni ne reconnaît l’autre.
Son Eminence a affirmé que le geste de la reine d’Angleterre est une grande et énorme erreur, et qu’il convient de retirer les honneurs faits, d’une manière ou d’une autre, et de présenter des excuses aux Musulmans, surtout que ce geste ne peut être considéré que sous l’angle des agissements de maintes administrations et institutions occidentales qui créent des climats propices à tous ceux qui portent des atteintes à l’Islam et aux Musulmans, sous le fameux titre de la liberté d’expression.
Son Eminence a exprimé sa crainte de voir les agissements de ce genre aboutir à renforcer les aspirations de ceux qui cherchent à compliquer les relations avec l’Occident, ce qui peut faire l’affaire des groupes extrémistes qui préfèrent la voie de la violence et qui pourraient aller loin dans le recours à ce moyen prétextant ce genre d’atteintes portées à l’Islam par-ci et par-là.
Son Eminence a signalé la dernière attitude des Etats membres de l’Union européenne au sujet du programme nucléaire pacifique iranien, appelant l’Union à faire sortir cette question de son cadre politique qui constitue un lieu des pressions exercées par les Etats-Unis sur l’Iran. A ce propos, Son Eminence a signalé l’attitude islamique légale fixée par le dirigeant de la République Islamique d’Iran, Son Eminence, Sayyid Khamenei, qui a considéré clairement et franchement comme illicite la fabrication d’armes nucléaire. Cette attitude aurait due être bien accueillie par les Etats occidentaux et surtout par les Etats de l’Union européenne et bien utilisée pour rétablir la confiance avec l’Iran sur la base du caractère pacifique de son programme nucléaire, loin des intimidations et des exagérations qui partent d’ici et de là, et qui empruntent des sentiers politiques et psychologiques, afin d’imposer des sanctions que les Musulmans perçoivent comme des tentatives visant à empêcher les Musulmans de faire développer leurs potentialités sur le plan scientifique et technologique.
Pour ce qui est de la situation au Liban, son Eminence a insisté sur le fait que ce qui se passe au Liban ne s’écarte pas du contexte connu par la question libanaise depuis la création du Liban sur la base du partage confessionnel, signalant que cela confine le Liban dans la sphère de l’instabilité, sans pour autant le pousser vers la sphère de la guerre, même si des incidents à caractère sécuritaire ont occupé le devant de la scène de la crise libanaise qui constitue l’image la plus claire de ce qui se passe dans la région.
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