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l’Autorité religieuse, Sayyed Muhammad Hussein Fadlullah
(11/16/1935-07/04/2010)

« A travers ma vie, j’ai toujours supporté l’être humain dans son humanisme et j’ai supporté les oppressés. Je crois que c’est le droit de la personne de vivre sa liberté et c’est aussi son droit d’affronter l’injustice qui lui est imposée en se révoltant contre celle-ci, en utilisant sa pratique, son réalisme et tout moyen disponible pour mettre fin a l’injustice de l’oppresseur, que se soit une autre personne, une communauté, une nation, ou un état; si homme ou femme.»[1]

Aujourd’hui, sa famille et des centaines de milliers de personnes dans sa communauté ont enterré le haut dignitaire religieux Shiite, Muhammad Hussein Fadlullah, dans le sud de Beyrouth. Qu'’il repose en paix jusqu’à la fin des temps.

Des dizaines de milliers de personnes entourent le cercueil du haut dignitaire, le grand Ayatollah Fadlullah, comme il fait son chemin à travers les rues dans le sud de Beyrouth. Son décès a choqué et attristé toute la région, et la perte de son plaidoyer envers le dialogue, le respect et de l’unité entre toutes les religions est incalculable. La perte de son soutien de la campagne actuelle pour obtenir des droits civils aux réfugiés palestiniens du Liban rendra certainement la lutte plus difficile. La justice pour la Palestine ainsi que de mettre fin à l'occupation Zioniste a fait partie de son travail tout au long de sa vie. Certains médias ont indiqué que peu de temps avant sa mort lorsqu’il a été demandé par un médecin s'il avait besoin de quelque chose, il répondit: «J’ai besoin seulement la fin de l’occupation Zioniste de la Palestine."

Son décès a choqué et attristé toute la région, et la perte de son plaidoyer envers le dialogue, le respect et de l’unité entre toutes les religions est incalculable.

Le matin du 4 Juillet, Zeinab, l'infirmière de garde à la clinique du don de sang de l’hôpital Bahman, près de mon ancienne maison à Haret Hreik, m’avait demandé de rester assis pendant cinq minutes et de boire le jus qu'elle m'avait donné avant de retourner sous le soleil plombant du sud de Beyrouth.

Une compagnonne et moi avions chacun fait un don d’une pinte de sang en réponse à un appel de quelques amis qui travaillaient dans le Bureau de la Traduction du haut dignitaire Shiite tant aimé par le Liban, Sayyed Muhammad Hussein Fadlullah. Il avait été hospitalisé au cours des douze derniers jours, mais le vendredi le saignement dans son estomac avait augmenté de façon rapide et dramatique. Ceci était lié à des complications dû à un problème de foie pour lequel il avait été traité au cours des dernières années. Sayyed Fadlullah souffrait également de diabète et d’hypertension artérielle.

Pendant cette période d’attente, Zeinab est revenu, larmes aux yeux, et a dit simplement : « The Sayyed est décédé. » Puis, comme ma compagnonne Shiite vêtu d’un hijab, elle disparu. Ceci semblait être pareil pour tout le monde sur le plancher.

J'ai décidé de descendre les escaliers à l'étage principal et, à chaque étage, j’entendais les sanglots du personnel de l’hôpital. Chaque étage apparaissait plus sombre que le niveau précédent duquel je descendais.

Comme je sortais par l’entré principale, encore un peu engourdis par la nouvelle, je pensais à quelques-unes des plus d’une douzaines de réunions du Grand Ayatollah Fadlullah auxquelles j’ai eu l’honneur d’assister ainsi que certains de ses employés au cours des trois dernières années, en particulier ceux qui lui avait rendu visite régulièrement au Conseil en fonction de l’Intérêt National, à Washington, et une réunions que j’avais organisé pour l’ex-président Jimmy Carter.

Tout à coup, il y avait beaucoup de circulation jusqu’à deux rues plus loin ainsi que le long des rues adjacentes Bahman, un hôpital du plus haut niveau des arts et des sciences géré par Al Marrabat, la charité crée par Sayyed Muhammad Fadlullah. Cet hôpital a été parmi les centaines de bâtiments civils à Haret Hreik et dans le sud de Beyrouth qui avait été bombardé par Israël en juillet 2006.

« Comment sont-ils arrivé si vite? » me suis-je me suis demandé, car il s’était écoulé seulement quelques minutes depuis que le Marjaa (un guide religieux) pour des millions au Moyen-Orient était décédé. Il y avait des gardes de sécurité, vêtus de chemises, de chapeaux et de pantalons noirs, talkies-walkies à la main gauche; d'autres en habits civils. Ils ont rapidement placé une barrière à la circulation dans la région. Poliment, ils demandaient que tous les véhicules, y compris les motocyclettes, se déplacent au moins d’au moins deux pâtés de maisons.

Il y avait certaines personnes, d’après leur apparence évidemment des combattants de la guerre, consolant les hommes et les femmes qui avaient commencé à arriver à l'hôpital pour rendre hommage, d'abord en groupe de deux ou trois, et puis en tranches incomptables.

Les haut-parleurs du Mosquée Al-Hassanain, où pendant les vingt dernières années, tous les vendredis, Fadlullah  prononçait des sermons à des dizaines de milliers de fidèles, à la fois musulmans et chrétiens, ont commencer à diffuser de la musique religieuse et coranique à travers le quarter en chagriné.

"Le père, le chef, le marjaa, le guide, l'homme nous a quitté. Sayyed Fadlullah est décédé ce matin." Ceci était les mots prononcés par le Ayatollah al-Abdullah Ghurayfi lors d'une conférence convoquée à la hâte à l'hôpital. Il était entouré par les fils de l'Imam défunt, Sayyed Ali et Ja’afar Fadlullah qui, comme tout le monde, ne pouvaient retenir leurs larmes.

Pendant la soirée étouffante du 5 juillet, une délégation américaine a été donné par sa famille et la sécurité du groupe Hezbollah a eut le rare honneur de voir le corps du haut dignitaire Shiite à l’intérieur du Mosquée où il serait enterré a 13 :30 le lendemain après-midi. Le groupe a rencontré un large éventail de dirigeants politiques et plusieurs chefs de la résistance du Liban, mais n'ont pas été rejoints par ceux de l'ambassade des Etats-Unis, puisque leur gouvernement boycotterait la journée nationale de deuil du Liban ainsi que l'enterrement de l’homme nommé "terroriste" par Washington. Ceci s’est passé en 1995, alors que le président Bill Clinton, à l'instigation de l'AIPAC et faisant face à une campagne de réélection, l’a désigné de cette façon. L'ex-président Carter a promis, lors d'une visite en juin 2009, qu'il prendrait contact avec le président Obama immédiatement de cette parodie, mais n’a été incapable de faire retirer son nom avant la mort du Sayyed.

La délégation américaine payant ses respects incluait des résidents de New York, du Massachusetts, du New Jersey, de la Californie, d’Hawaï et l'Oregon, un prêtre catholique et deux religieuses, dont certains étaient à Beyrouth en tant que participants dans la flottille délayée du Liban pour aider à briser le siège de Gaza. Ceux-ci croyaient qu'ils étaient des vrais représentants de leur pays, et non leur ambassade. Par-contre, ils étaient considérés par certains étant au Liban pour promouvoir l'agenda de l’Israël, et non pas les intérêts américains.

Toujours trompeur du public à l'égard du Moyen-Orient, les médias occidentaux ont commencé mille rapports avec les mots «Un critique fougueux anti-américain est mort."Ceci est, bien sûr, absurde. Fadlullah a été très pro-américain dans le sens où il a souvent vanté les principes fondateurs de l'Amérique et sa relation avec le peuple américain a été appréciée par les deux partis. A peine deux semaines avant sa mort, il a quitté son lit, contre l'avis de ses médecins, pour rencontrer un groupe d'Américains à Washington, et a dénommer l’urgence pressante du travail à préserver les principes fondateurs sur lesquels leur pays a été fondé et a encouragé le dialogue entre musulmans, chrétiens et juifs afin de mettre fin à l'occupation de cette région.

Comme le nombre croissant de critiques de la politique américaine au Moyen-Orient, plusieurs des fidèles de Fadlullah qui assistaient régulièrement a ses sermons du vendredi, dénonçaient l’armement et le soutient de l’agression israélienne.

Depuis plus de cinquante ans, Fadlullah a travaillé à la «modernisation» de la Sharia afin de la rendre accessible aux jeunes d’aujourd’hui, adressant leurs préoccupations, leurs attentes et leurs craintes dans un monde en évolution rapide. Il était vraiment le Mufti de la jeunesse et des femmes, le guide qui n'a jamais opprimé leurs rêves et qui a toujours simplifié leurs décisions. Sayyed Muhammad Fadlullah était disponible pour des questions concernant des sujets sociaux et politique tabou. Il a également été l'ennemi de l'impasse et rejetait la tradition dans son inflexibilité. Il a insistait sur soumission de toute idée à la discussion, au débat et à la réévaluation et était beaucoup plus intéressé par les êtres humains que par la doctrine.

Il était vraiment le Mufti de la jeunesse et des femmes, le guide qui n'a jamais opprimé leurs rêves et qui a toujours simplifié leurs décisions.

Comme le Beirut Daily, An-Nahar, sortit un éditorial ce matin disant, « Sayyed Fadlullah est un guide unique qui sera tant manqué par le Liban, le monde arabe et le monde islamique. Beaucoup de temps passera avant de voir faire surface quelqu'un aussi tolérant et ouvert d’esprit, ayant tellement de confiance en l'humanité et le désir de coopérer avec toutes les forces et les élites ainsi que toutes les tentatives et les efforts déployés pendant les jours de friction. » « Beaucoup de temps passera avant de voir faire surface quelqu'un aussi tolérant et ouvert d’esprit, ayant tellement de confiance en l'humanité et le désir de coopérer avec toutes les forces et les élites ainsi que toutes les tentatives et les efforts déployés pendant les jours de friction. » (An-Nahar)

Ses disciples le vénéraient pour son point de vue social modéré, son ouverture d’esprit et son pragmatisme. Fadlullah a publié des édits religieux interdisant la circoncision féminine, condamnant la violence domestique, et en insistant que les femmes pouvaient résister physiquement à leurs maris violents. Il a fermement soutenu l'égalité entre les femmes et les hommes. Il a rejeté l'effusion de sang lors des événements à Ashura, et comme le groupe Hezbollah, a encouragé ses partisans à donner du sang à la Société du Croissant Rouge, au lieu de se couper entre eux. Fadlullah s'opposait également à l'appel du «jihad» ou guerre sainte, par Osama bin Laden et croisait souvent les Talibans afghans, qu'il considérait comme une secte en dehors de l'Islam. Il a par de même été parmi les premiers à condamner les attentats du 11 septembre. Fadlullah s’opposait entièrement au «attaques suicides », mais distinguait le droit d'un individu à se sacrifier comme une arme au cours d'une guerre considérée asymétrique de la part de l’agresseur. « Fadlullah s'opposait également à l'appel du «jihad» ou guerre sainte, par Osama bin Laden et croisait souvent les Talibans afghans, qu'il considérait comme une secte en dehors de l'Islam. Il a par de même été parmi les premiers à condamner les attentats du 11 septembre. »

Fadlullah a longtemps soutenu la révolution islamique en Iran Shiite, et a préconisé la résistance armée contre Israël. En 2009, encore une fois au cours d'une réunion avec  des Américains, y compris les Juifs, Fadlullah, dont la famille était originaire du village d’Ainata au sud du Liban, a réitéré son appel pour un dialogue judéo-musulman dans le cadre des efforts multi-religieux visant à combler le fossé entre les religions différentes, rejetant toute infraction contre les juifs ou les chrétiens dans tout pays arabe ou musulman. Il a fortement souligné à la délégation l'importance d'un dialogue entre juifs et musulmans loin de l'influence Zioniste, insistant sur l’idée que les Juifs doivent être libérés du cycle Zionist ainsi qu’Israël doit être confrontés au sujet de son occupation des terres arabes.

Il a grandement bienvenu l'élection de Barack Obama aux Etats-Unis, et a dit au Wall Street Journal en 2009 que «certaines des déclarations d'Obama montrent qu'il croit à la méthode du dialogue." Il a ajouté: "Nous n'avons pas de problèmes avec les présidents américains, mais nos problèmes sont avec les  politiques qui pourraient affecter notre intérêt stratégique." Il fit plus tard part à quelques visiteurs de sa déception avec le  président Obama se reliant à sa politique au sujet du Moyen-Orient, l'accusant d'être «sous pression» de la part des partisans israéliens et a dit que le président n’était «pas un homme ayant un plan pour la paix."

Muhammad Hussein Fadlullah est reconnu pour sa piété, par son enseignement et par les plus de quarante ouvrages qu'’il a écrit. Il a établi des écoles religieuses et des fondations, des cliniques et des bibliothèques dans le cadre de la Fondation Al Mabarrat. Parmi ces-derniers sont les suivants. Ils sont ouverts à toutes les sectes du Liban ainsi que les étrangers et constituent certainement une partie de son héritage vivant.

Orphelinats :

1-                            Orphelinat Imam Al-Khou’i, Beyrouth (Dawha)

2-                            Orphelinat Imam Zein Al-Abideen (a.s.), Biqaa (Hirmil)

3-                            Orphelinat Imam Ali Bin Abi Talib (a.s.), sud du Liban (rue du Ma’roub-Sour)

4-                            Orphelinat Virgin Mary (a.s.), sud du Liban (Jwaya)

5-                            Orphelinat As-Sayyeda Khadija Al-Kubra (a.s.), Beyrouth (Bir-Hassan)

6-                            Orphelinat The Zeinab (a.s.), Biqaa ouest (Suhmur) – sous construction

7-                            L’Institut Imam Al-Hadi pour les sourds et aveugles

Centre médicales :

1-                            L’hôpital Bahman, Beyrouth (Haret Hreik)

2-                            L’hôpital As-Sayyeda Az-Zahraa (a.s.), sud du Liban

3-                            (Al-Abbasyyah) – sous construction

Ecoles :

1-                            Orphelinat Imam Al Khou’i, Beyrouth (Dawha)

2-                            Ecole secondaire Imam Al-Baqir, Biqaa (Hirmil)

3-                            Ecole secondaire Al-Jawad, Biqaa (Ali Nahri)

4-                            Ecole Imam Ali Bin Abi Talib, sud du Liban (Ma’roub)

5-                            Ecole Imam Hassan, Beyrouth (Ruswais)

6-                            Ecole secondaire Al-Mujtaba, Beyrouth (Hay As-Sulum)

7-                            Ecole Imam Ja’afar As-Sadiq, sud du Liban (Jwaya)

8-                            Ecole secondaire Al-Kawthar, Beyrouth (Bir-Hassan)

9-                            Ecole Imam Hussein, Biqaa (Suhmour) – sous construction

Ecoles vocationnelles :

1-                            L’Institut vocationnelle Ali Al-Akbar, Beyrouth (Doha)

Centres islamiques :

1-                            Le large centre islamique, Beyrouth (Haret Hreik), (se constituant du Mosquée Al-    Imamain Al-Hassanain, le Hall Zahraa Hall et le Centre islamique culturel.)

2-                            Centre Imam Hasan Askari, Biqaa (Siri’in)

3-                            Centre Imam Hussein, Biqaa (Jlala)

4-                            Centre Imam Ali Bin Abi Talib, sud du Liban (Al-Hawzah, Sour)

5-                            Mosquée Ahl Al-Beit, Biqaa (Rayak)

6-                            Mosquée Imam Ja’afar As-Sadiq, Biqaa (Hirmil)

7-                            Centre Ahl Al- Beit, nord du Liban (Tripoli)

8-                            Mosquée Sayyeda Zeinab, Biqaa (Baalbeck)

Collèges religieux :

1-                            L’Institut islamique Shariah

2-                            Collège religieux des femmes

3-                            Collège religieux de Sour (Tyre)

4-                            Ecole religieuse Al-Murtada (Damascus)

En résumé, Muhammad Hussein Fadlullah a été trop modéré, trop progressif et trop efficace comme porte-parole pour les personnes défavorisées, plaidoyant leurs tolérance par l'administration américaine et par Israël. L’administration américaine et Israël on tout deux besoin de dignitaires religieux musulmans radicaux. Le Mossad est censé avoir visé plus d’une demi-douzaine de fois, y compris lors de l’attaque israélienne en juillet 2006.

Au Liban comme à Washington, la CIA est largement considéré avoir été derrière l'explosion de 1985 devant domicile du Fadlullah, et l'auteur américain Bob Woodward écrit dans son livre, "Voile: La Guerre secrète de la CIA", que l’ancien directeur de la CIA, William Casey, a ordonné à des agents libanais de planter une bombe dans la voiture piégée en réponse à la frustration et en vengeance des attaques non résolues sur l’intérêt américain au Moyen-Orient. Fadlullah échappé à la mort par-contre 80 civiles en dehors de sa mosquée ont trouvés la mort et plus de 200 ont été blessés.[2]

Une génération a été inspirée par Sayyed Fadlullah, a écouté et étudié ses écrits volumineux. Deux générations se sentent le vide dans son décès.

Certaines des pensées et des commentaires du Sayyed :

Sur les Etats-Unis dominant le Conseil de sécurité des Nations Unies:

«Mais nous observons que la communauté internationale des Nations Unies ne parle pas de l'anéantissement progressif du peuple palestinien par Israël ou l’holocauste missilier qui les cibles quotidiennement avec des armes américaines qui donnent aux Zionistes la possibilité de tuer ces gens, de détruire leurs infrastructures, et la marque de ceux qui réclament la liberté et l'élimination de l'occupation de leurs terres avec l'accusation de terrorisme. C'est comme si la liberté des personnes est une demande terroriste. "

"Les massacres de Qana, Sabra et Shatila, ainsi que ceux de Jenin et de Gaza se sont écoulés sans que la communauté internationale s'arrête un instant pour condamner Israël, qui commémore maintenant l'Holocauste par vengeance sur les peuples de la région. Nous demandons pendant nos entretiens avec l'Union européenne: Si les Juifs ont été soumis à cet holocauste à vos mains, pourquoi payons-nous le prix lorsque le monde arabe et islamique avait abrité des Juifs dans ses pays et leurs a offert de la sécurité et des privilèges économiques ainsi que des libertés religieuses? Les Juifs ont vécu parmi nous en toute liberté et de dignité, parce que l'Islam nous enseigne à respecter les minorités religieuses ». (11/5/2005).

Sur l’Iraq :

«Nous croyons que la question iraquienne est très compliquée. Nous ne pensons pas que les Shiites ont amené les Américains et les Britanniques en Iraq parce que l'Amérique planifiait l'invasion de l'Iraq depuis les années quatre-vingt, afin de garantir les intérêts stratégiques qu'ils avaient mentionné de nombreuses fois. Quand l'Amérique a décidé d'envahir l'Iraq, ceci a été fait sous le prétexte d'éliminer les armes de destruction massive. A l'époque, aucune mention n’est faite à l’égard du régime iraquien, son attitude négative envers son peuple et sa tyrannie, parce que le régime iraquien est en réalité un régime américain à travers les relations que Saddam avait avec les services secrets américains (agences) et sa mise en œuvre de nombreux projets américains, y compris l’invasion du Kuwait. »

« L’Iraq voulait être préoccupé par les quotas sectaires et ethniques au milieu d'un chaos sécuritaire, ce qui risque une guerre civile. Ceci permettrait l'occupation de rester et de réaliser ses intérêts stratégiques au détriment de la nation. »

« L'axe de l'Ouest  qui est adossée par les américains, dans le cadre dans lequel les états de l'Union européenne sont en mouvement, insiste encore sur la réanimation de l’Amérique et refuse d'admettre sa défaite en Iraq, parce qu'il ne veut pas que ceci aboutisse à un véritable tournant politique qui servirait les intérêts des forces de libération islamique. Les efforts de cet axe sont donc concentrés sur la protection de l'entreprise de l'Ouest en ciblant à nouveau l'islam et en allumant le feu sectaire. » (04/23/2006).

En ce qui concerne les déclarations de certains dirigeants arabes concernant les attaques Zionistes contre Al-Aqsa et l’unité palestinienne :

 « Les protestations verbales de certains régimes arabes sont inutiles. La question du Mosquée Al-Aqsa a besoin d'une action politique forte. Le développement grave qui se déroule exige que les pays arabes qui ont des relations diplomatiques avec l‘Israël retirent leurs ambassadeurs et qu'’ils mettent une forte pression sur Israël... Je pense que c'est le moindre qui puisse être fait par ceux qui parlent de leur respect du Mosquée Al-Aqsa. Israël ne se soucie pas de protestations arabes et ces protestations ne posent pas de problèmes pour ce-dernier... Je dis aux deux mouvements et à toutes les factions palestiniennes que s’ils se disputent pour la formation d'un gouvernement national, ils doivent savoir qu'il n'y a pas de gouvernement en Palestine pour les Palestiniens. Avec tout le respect dû aux frères du Hamas, nous constatons que le gouvernement réel est celui d'Israël; ce-dernier contrôle toutes les affaires palestiniennes. Nous avons également dit au chef de l'Autorité palestinienne qu'il n'y a pas d'Autorité palestinienne, car l’Israël contrôle tous les pouvoirs et les positions du gouvernement. En effet, ce conflit n'est pas plus un problème réel, mais une illusion qui n'existe pas. Par conséquent, je crois que la solution réside dans la poursuite de l'Intifada et l'activation de la résistance contre l’Israël ... Je crois que le jeu auquel joue l'Ouest, à cet égard, à travers quelques envoyés américains ou du Quartet, est uniquement destiné à perdre du temps afin qu'Israël puisse obtenir tout ce qu'elle veut. Nous entendons les Etats-Unis dire qu'il est contre le mur et les grandes colonies, mais réellement elle ne fait rien contre eux ... les Etats-Unis et ses alliés ne veulent pas  qu'un état palestinien vienne à l'existence ... l'unité palestinienne est la seule option qui peut aider à atteindre certains des objectifs du peuple palestinien. » (02/07/07).

Sur les relations Sunnites et Shiites :

« La question politique ne se limite pas au Hezbollah ou aux Shiites. L'opposition se compose de plusieurs factions en est connue par tous. Par ailleurs, le gouvernement n'est pas un gouvernement Sunnite. Il s'agit d'un gouvernement de coalition composé de toutes les communautés. » Il ajoute: «Je peux affirmer fortement que les Shiites en général, n'ont pas de projet politique qui est indépendant du plan du peuple libanais. Tout ce qu'ils veulent, c'est vivre avec les autres citoyens loin de tout régime sectaires afin qu'ils aient les mêmes droits et fonctions que le reste des Libanais ... les Etats-Unis et ses alliés ne veulent pas résoudre le problème du Liban, et par conséquent, la situation est très compliquée. Les Shiites sont fidèles à leur pays. Avoir des relations avec les autres ne signifie pas qu'ils mettent la loyauté envers les autres au-dessus de leur loyauté envers leur pays ... Les Shiites constituent une menace seulement pour Israël, parce qu'ils sont la puissance qui protège, plutôt que de nuit, le Liban. " (02/07/07).

Sur la Palestine après un rencontre avec l’ex-président américain Jimmy Carter :

"Depuis plus de 20 ans et avant le Hezbollah naquisse, j'ai cru et continu à croire que l'Amérique est le problème, particulièrement en ce qui concerne la question palestinienne. Aujourd'hui, j'ai entendu l'ex-président américain Jimmy Carter dire que les Etats-Unis ont utilisé le droit de veto 40 fois afin de défendre l’Israël au Conseil de sécurité des Nations Unies, agissant ainsi contre la volonté de la communauté internationale tout entière. C'est ce que nous constatons maintenant, pendant l'occupation américaine de l'Iraq - une occupation qui a été effectuée sous un prétexte que l’Amérique a finalement admis est inexacte. » (06/2009).

Sur l’abolition du sectarisme libanais :

«Je crois que les sectes qui s'impliquent trop dans leurs propres problèmes loin des autres sectes sont la source des malheurs du Liban. Ainsi, j'ai toujours appelé à l'élaboration du concept de la citoyenneté comme alternative au système sectaire." (02/07/07).

Adressant le peuple américain après l’élection de 2008 :

 «Nous avons toujours été et sommes encore - en tant que musulmans – réjouis par l’idée d’une amitié avec le peuple américain, dans le cadre de notre message d'être ouvert à toutes les nations du monde. L’Islam nous a demandé de créer des amitiés avec tous les hommes, les respectés, et protéger leurs droits, indépendamment de leur couleur, de leur religion et de leur race. S’entretenir avec les esprits de la justice et s’accorder avec la morale de la miséricorde et l'amour d'autres personnes nous rend plus proche du Créateur, qui a honoré tous les êtres humains et les a favorisé par rapport à toutes les autres créatures. Mais en même temps, nous avons fait  face à des administrations américaines qui ont travaillé - d'une manière ou d'une autre - à confisquer nos droits en tant que peuples arabes et musulmans. Ces administrations perçoivent la région avec un œil Israélien: ainsi, tournant l’œil sur la tragédie Palestinienne; sur Israël qui a pratiqué toutes sortes de déplacements, d'assassinats et de massacres contre la Palestine. L’Israël a également refusé de leurs permettre de retourner dans leur patrie, tout en apportant le peuple juif pour les remplacer. »

Fadlullah (ra) : « Nous avons toujours été et sommes encore - en tant que musulmans – réjouis par l’idée d’une amitié avec le peuple américain, dans le cadre de notre message d'être ouvert à toutes les nations du monde. »

« L'administration américaine actuelle s'est avérée être la plus biaisée, comme elle a ignoré les négociations au début, et a permis à Israël de détruire les infrastructures palestiniennes et de commettre des crimes des plus cruels contre eux. Il a également justifié (la présence) du mur de séparation bien que la Cour de justice internationale a confirmé son illégitimité. Par ailleurs, le président américain a annoncé récemment le caractère juif de l'état au détriment des droits des Palestiniens qui ont été ratifiés par les Nations Unies dans ses résolutions successives ... La nation américaine et son niveau de conscience et réflexion, qui surveille les faits et se rend compte de ses antécédents, sait très bien que les peuples arabes et islamiques n'ont jamais employé des armes haineuses contre eux ou contre leur pays, car il n'y avait aucun antagonisme entre eux. Ils savent aussi que les Arabes et les musulmans n'ont pas colonisés la région comme d’autres l’ont fait. » (02/10/08).

Sur le rejet du terrorisme :

 "Nous devons nous concentrer sur le rejet du terrorisme contre les innocents, quelque soit leurs identités, politiques et leurs appartenances religieuses. Nous devons souligner notre respect pour le mouvement des peuples en accordance avec la résistance à l'occupant et les usurpateurs, ces mouvements représentent vraiment un droit qui ne peut être niée et la pratique de ce droit selon les règles légitimes et morales qui sont caractérisés par le plus haut degré d'honneur, la fierté et la dignité. "

Sur l’encouragement des femmes à la participation dans le secteur politique :

«Dieu créa l'être humain d'une âme, d'où il créa sa conjointe afin de permettre la diversité. L'histoire a souvent décrit les femmes comme des créatures faibles et certains pourraient dire que cette description est une étiquette religieuse. Par-contre, le saint Coran s’étend sur la faiblesse des êtres humains en général. Les femmes doivent partager avec l'homme les tâches dans la production de l'éducation, dans le renforcement de la connaissance, dans la création de la civilisation, doivent apporter esprit ouvert à toutes les questions, et doivent participer à l'action politique. »
Fadlullah (ra) : « Les femmes doivent partager avec l'homme les tâches dans la production de l'éducation, dans le renforcement de la connaissance, dans la création de la civilisation, doivent apporter esprit ouvert à toutes les questions, et doivent participer à l'action politique. »

 « Nous savons que certaines femmes ont réussi à assumer le plus haut niveau d'expérience et de positions, tandis que l'homme dans notre Orient se trouve dans une position arriérée de l'analphabétisme... Nous devons lutter contre la superstition, l'arriération et l'analphabétisme des connaissances, ceci fait part de la responsabilité des femmes qui doivent se spécialiser, comme les hommes, dans tous les domaines de la connaissance. Nous avons lu dans le Coran que Dieu ne veut pas que les êtres humains se limitent à un seul domaine de connaissance, mais qu’il soit constamment dans un processus d’accumulation de connaissance comme le dit le verset coranique: "S'il vous plaît Dieu, accordez-moi plus de connaissances." Dieu veut que nous soyons une nation qui partage avec le monde son mouvement, sa connaissance, sa culture et que nous jouions un rôle dans le processus de prise de décision. » Fadlullah (ra) : « Nous devons lutter contre la superstition, l'arriération et l'analphabétisme des connaissances, ceci fait part de la responsabilité des femmes qui doivent se spécialiser, comme les hommes, dans tous les domaines de la connaissance. »

 « C’est la responsabilité des hommes et des femmes de travailler à rendre notre nation puissante et capable de prendre des décisions économiques et politiques ... »

«Une femme sage, instruit, et bien informé a le droit de participer à l'action politique au niveau du Parlement, du Cabinet ou de tout poste de direction, parce qu'elle a un esprit exactement comme un homme. Elle doit s’intégrer avec l'homme pour sauver le pays et créer un avenir meilleur. La maternité d'une femme ne se limite pas à l'allaitement ou à prendre soins des enfants, mais elle doit élever des enfants bien informés, capables de vivre dans un pays libre, informé et éduqué. Il s'agit de sa responsabilité religieuse. Vous devez avoir confiance en vous-mêmes parce que je suis préoccupé par la femme qui manque de confiance en soi. Je demande la confiance en soi et non pas l'arrogance, à travers l'éducation, les connaissances et l'expérience. Vous devez être actives dans la société afin que d'autres aient confiance en vous. » (09/11/08)

Conclusion :

Muhammad Hussein Fadlullah a été un homme d'esprit rare, un ange d'apprentissage et de gaieté singulière. Un homme merveilleux de douceur, d'humilité et d'affabilité. Parfois, lorsqu'il s'agissait de défendre les droits des musulmans, chrétiens, juifs et de tous les hommes de foi ou non-croyants de bonne volonté, son visage était modifié par une gravité triste et ses yeux souriants sombres. Pour son cœur, le Grand Ayatollah Fadlullah croyait dans le droit et la responsabilité de résister à l'injustice et l'occupation.

Parfois, lorsqu'il s'agissait de défendre les droits des musulmans, chrétiens, juifs et de tous les hommes de foi ou non-croyants de bonne volonté, son visage était modifié par une gravité triste et ses yeux souriants sombres. Pour son cœur, le Grand Ayatollah Fadlullah croyait dans le droit et la responsabilité de résister à l'injustice et l'occupation.

C'était un homme pour toutes les saisons dont la conscience et la piété ne serait pas lui permettre d'être inactif, tant que les pauvres et les opprimés demeurent dépossédés et sans voix ou ses bien-aimés le Liban et la Palestine demeurent occupés. Pour ce faire, et pour aucune autre raison, il a été placé et maintenu sur la liste américaine des terroristes politiques comme terroriste spécialement désigné (TSD) par le bureau du Département du trésor des affaires étrangères et du control des atouts et ses actions de bienfaisance américains se sont vus confisqués.Comme Thomas More, Fadlullah a rejeté l’offrande des incitatifs et des pots de vin, y compris l’élimination de sur la liste T de Washington s’il aurait suivi «les rois» et souhaitait cesser de soutenir la résistance nationale libanaise. Il portait son nom sans bon sens de "terroriste" comme un insigne d'honneur que ses bonnes œuvres quotidiennes moquaient et marquait les gardiens de la liste avec de la honte et de la lâcheté d'avoir dilapidé les principes fondateurs américains et pour le financement, l'armement et l’offrande d’une couverture diplomatique pour le projet colonial Zioniste qui a volé la Palestine. Il (Fadlullah) portait son nom sans bon sens de "terroriste" comme un insigne d'honneur que ses bonnes œuvres quotidiennes moquaient et marquait les gardiens de la liste avec de la honte et de la lâcheté d'avoir dilapidé les principes fondateurs américains et pour le financement, l'armement et l’offrande d’une couverture diplomatique pour le projet colonial Zioniste qui a volé la Palestine.

[1] Muhammad Hussein Fadlullah, sentant peut-être sa mort prochaine, lors de son dernier dialogue avec le Conseil en fonction de l’Intérêt National, basé à Washington, à son domicile le 2 juin, 2010.

[2]  Le rôle de Fadlullah comme mentor de la résistance ainsi qu'aux agressions israéliennes et ses relations compliquées avec Hezbollah, y compris les fausses allégations de la part des Etats-Unis qu'il était le «guide spirituel du Hezbollah" est traitée en détail dans le chapitre IV d'un volume intitulé: "Hezbollah: Inside-Out », qui sera finalisé et publié suivant la réalisation des droits civils des Palestiniens au Liban.

 Le 08/07/2010 Ap. J. C / 26/07/1431 H