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Les Nouvelles guerres des Etats-Unis

Les Etats-Unis cherchent à utiliser les Arabes comme combustible dans de nouvelles guerres et discordes

Fadlallah : Le problème de la Nation est qu’elle est devenue prisonnière de relations et de complications personnelles.

Son Eminence, l’Autorité religieuse, l’Ayatollah Muhammad Hussein Fadlallah, a mis en garde contre la gravité des complications personnelles qui dominent les relations entre tel ou tel Etat arabe, à travers les relations compliquées entre tel ou tel dirigeant arabe. Il a signalé que la question de l’héritage du pouvoir politique dans le monde arabe exige un effort inhabituel pour y trouver une solution ou pour l’assainir.

Son Eminence a signalé également la gravité du plan entretenu par l’administration américaine, notamment par le vice-président américain, en vue de mettre au point mort la question palestinienne et de mettre les Arabes à l’abri des embarras en faisant des concessions par le biais des Nations Unies. En outre, il a averti que les Etats-Unis cherchent à utiliser les Arabes dans de nouvelles guerres et discordes dans la région.

Son Eminence a donné, à ce sujet, la déclaration suivante :

L’un des grands casse-tête qui laissent leurs empreintes sur les problèmes arabes consiste, peut-être, dans les relations personnelles qui n’ont pas cessé d’entraver beaucoup de solutions arabes sous l’effet des complications qui dominent ces relations, ou de faciliter leur accès vers des perspectives plus larges lorsque ces relations suivent la ligne de l’équilibre et de la magnanimité.

Nous avons constaté, et nous constatons encore, toute une masse de complications personnelles dont les répercussions déterminantes laissent leurs empreintes sur les relations, dans le monde arabe, entre tel ou tel Etat, et se reflètent au niveau des causes nationales et islamiques ainsi qu’au niveau de certains dossiers intérieurs de certains de ces Etats, et même au niveau des causes considérées comme historiques. Cela a eu des impacts sur l’unité des positions arabes et islamiques et a montré aux autres que la Nation est toujours prisonnière de complications et de complexes personnels et subjectifs, ce qui a provoqué une faille intérieure et a incité tel Etat ou telle partie arabe ou islamique à se rapprocher de certaines parties internationales, et même de certaines parties ennemies, dans un processus de rapprochement vis-à-vis des ennemis et d’éloignement vis-à-vis des amis.

La question de l’hérédité traditionnelle issue de considérations politiques ou tribales, ou même d’arrière-fonds ayant permis à telle ou telle partie d’assujettir à leur pouvoir tel ou tel pays arabe, est l’un des problèmes qui exigent un effort inhabituel pour y trouver une solution ou pour l’assainir, du fait que beaucoup de responsables arrivent à des postes supérieurs alors qu’ils ne présentent pas la fidélité à la cause ni la justice dans la gestion ni l’expérience dans les affaires politiques, intellectuelles ou autres.

Nous ne nions pas le fait que nous sommes orientaux et que nos sociétés, et nos sociétés arabes en particulier, sont toujours en état d’accoutumance aux personnes, et ce malgré l’effort déployé par le Noble Messager de Dieu (P) ou par les bons Compagnons, et malgré la culture issue de Noble Coran en vue d’inciter les gens à s’attacher à l’institution, à la cause et au Message. Nous devons entreprendre un processus permanent d’assainissement sur les plans politiques, pédagogiques et autres, pour souligner que les gens doivent s’attacher à la personne à travers la cause, et non pas à travers les données et les circonstances ayant permis à telle ou telle personne de devenir un chef qui se permet de confisquer les causes de la Nation au profits de ses comptes personnels, de ses liens tribaux ou même de ses arrière-fonds hérités de ses relations avec des services de renseignements.

Ce problème s’est reflété à d’autres niveaux tribaux et confessionnels et nombreux sont ceux qui sont devenus des prisonniers d’une personne à travers leur attachement à la tribus ou à la confession. Nous sommes devenus, dans beaucoup de nos modèles, des prisonniers des confessions et des sectes qui se plient devant la personne au mépris des critères de l’intégrité et de la justice. Le grand problème consiste, peut-être, dans le fait que nous plongeons de plus en plus dans cette boue, à un moment où l’administration américaine est en train de planifier des discordes ambulantes et peut-être une nouvelle guerre de grande envergure dans toute la région. Elle mobilise toute une armée de fonctionnaires qui travaillent à son service parmi ceux qui portent des nomenclatures arabes et des papiers d’identité islamiques, et qui servent ses intérêts à partir des conditions politiques qui leurs sont devenues favorables grâce aux instigations de cette administration. Ces machinations n’auraient pas pu réussir s’il n’y avait pas ces considérations personnelles, familiales et héréditaires qui ont pleinement joué leur rôle dans la question de l’investissement politique et sur le plan des services de renseignement.

Nous devons être très vigilants face a ce qu’a planifié et planifie encore l’administration américaine à travers, notamment, le vice-président américain, car la mise au point mort de la question palestinienne -visant à ne pas embarrasser les Arabes qui ne veulent pas concéder directement l’initiative du sommet de Beyrouth, en portant la question aux Nations Unies chargées de superviser les concessions exigées par les Etats-Unis, sur la voie du refoulement de la Ligue Arabes loin de la façade et de la décision-, tout cela prouve que les Etats-Unis comptent utiliser les Arabes dans de nouveaux projets infernaux dans la région pour en faire le combustible de nouvelles guerres et discordes dans la région, dans le but de sauver le président Bush de son impasse et de fournir un soutien indirect à Israël qui subit encore un état de déséquilibre suite à son échec dans la guerre qu’il a lancée contre le Liban. Pour toutes ces raisons, ce qui est demandé est de sacrifier beaucoup de comptes personnels pour le compte de la Nation pour prévenir les temps de la discorde et les risques des guerres à venir.

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Le Bureau d’Information de son Eminence,

l’Autorité religieuse,

l’Ayatollah Muhammad Hussein Fadlallah.

Beyrouth, le 13 rabî’ premier 1428 H /

Premier avril 2007 AP. J. C.