|
Actualités
>
Activités de la délégation du Pèlerinage
De bonne heure, des masses énormes de pèlerins ont
rejoint la délégation dirigée par son Eminence, l’Autorité religieuse
sayyid Muhammad Hussein Fadlallah. Le siège de la délégation de son
Eminence à la Sainte Mecque a accueilli des pèlerins venus des
Amériques, d’Europe, d’Australie du Liban et des pays du Golfe. A leur
tête figuraient des personnalités politiques et des savants venus
d’Arabie Saoudite, d’Iraq et de Bahreïn.
Son Eminence a ainsi reçu les pèlerins de la délégation
« al-Kâzim » venue de Bahreïn. Il a prononcé à l’occasion un discours où
il a manifesté sa considération pour le Bahreïn et son peuple, ce bon
pays dont l’histoire religieuse et culturelle s’est toujours inscrite
dans la ligne des Imâms de la Famille du Prophète (P), et ce grâce à
d’innombrables savants et jurisconsultes qui ont enrichi la
jurisprudence, la théologie islamique et la littérature. Son Eminence a
salué la conscience culturelle et politique ouverte à la réalité à
travers son ouverture à la région et aux défis qui lui sont lancés.
Notre responsabilité à cette étape, a affirmé son
Eminence, est la même que celle du Messager de Dieu (P) : Nous devons
transmettre l’Islam aux gens pour transformer leurs mentalités par cette
religion, pour transformer leurs cœurs par la miséricorde. Le Messager
de Dieu (P) vivait avec les gens qui remplissaient sa pensée et sa vie.
Pour cette raison, chacun de nous doit être Muhammad ne serait-ce que
pour une proportion d’un pour cent afin que nous nous renouvelions et
renouveler nos caractères par les siens, notre conscience, notre action
et notre fidélité à Dieu par les siennes.
Nous vivons, a-t-il poursuivit, à une étape historique
où le monde arrogant et mécréant cherche à éloigner l’Islam de la vie.
Nous voyons et nous entendons certains dans les pays musulmans et même
certains islamistes qui disent qu’ils ne veulent pas d’un Etat islamique
car l’Occident ne l’accepte pas. Et pour cette raison, ils mettent la
pression sur tout pays musulman, politiquement, culturellement et
économiquement, pour empêcher leur politique, leur culture et leur
économie d’être musulmanes.
Dieu, le Très-Haut, nous demande d’être libres. L’Imâm
‘Alî (p) a dit : «Ne sois pas l’esclave
d’autrui puisque Dieu t’a fait libre ». Tu n’as pas le droit de
vendre ta liberté ou la concéder car elle fait partie de ton existence,
de ton humanité et de ton être. La liberté n’est pas un slogan politique
que nous crions dans les manifestations ; elle est une valeur que nous
vivons à l’intérieur de nos raisons et de nos âmes, surtout à cette
étape où les Musulmans sont confrontés à des grands défis, où les
Musulmans n’ont jamais été éprouvés autant que nous actuellement, car le
monde entier planifie et s’allie pour ne pas permettre aux Musulmans
d’être forts.
Nous devons donc assumer notre responsabilité et ne pas
vivre dans l’état de léthargie et de traditionalisme ; nous devons
plutôt étudier nos points faibles pour les transformer en force.
Son Eminence a abordé la question de l’unité islamique
soulignant que, dans le Noble Coran, Dieu à insisté sur cette question
selon deux méthodes. La première est celle de l’unité islamique dans la
foi, alors que la seconde est celle de la résolution des différends
entre les Musulmans par le dialogue et la discussion de la meilleure
manière, avec la référence à Dieu et au Messager. La preuve en est
donnée par le verset coranique qui dit : ((Lorsque
vous vous disputez sur un sujet, référez-vous à Dieu et au Messager)),
c’est-à-dire au lieu d’échanger des insultes et des malédictions et au
lieu de nourrir des rancunes les uns contre les autres, surtout que
l’arrogance et la mécréance mondiales utilisent tous les moyens et
dressent tous les plans pour inciter les Musulmans à se battre entre
eux, à s’excommunier réciproquement et à s’entretuer. Si nous sommes
sincères dans notre combat contre l’arrogance et la mécréance, nous
devons refuser leurs plans et avoir notre plan à nous pour protéger et
sauvegarder l’Islam.
Son Eminence a reçu aussi un grand nombre de pèlerins
iraquiens y compris des savants religieux et des chefs tribaux venus de
toutes les villes iraquiennes. On note, parmi eux, le chef de la tribu
« al-Aqra’ » à Diwaniyya et les chefs des tribus « Bu sultan ».
Dans l’après-midi, son Eminence a reçu, dans son siège à
la Sainte Mecque, une délégation du groupe de pèlerins de Hizbollah
dirigée par son Eminence shaykh Muhammad Yazbik. La délégation
comprenait son Excellence shaykh Akram Barakat, son excellence shaykh
Malik Wahbi, le député Muhammad Haydar et docteur Ahmad Malli ; il y a
eu dans la rencontre un tour d’horizon de la situation générale des
Musulmans.
D’autre part, des savants religieux appartenant au
groupe de son Eminence Muhammad Hussein Fadlallah ont rendu des visites
aux sièges des groupes de pèlerins venus des pays du Golfe et des pays
d’émigration. Ainsi, une délégation dirigée par son Eminence sayyid ‘Alî
Fadlallah a visité le siège du groupe « at-Taqwa » venu de Londres. Son
Eminence a prononcé un discours à l’occasion et a communiqué aux
pèlerins les salutations de son Eminence sayyid M.H. Fadlallah avant
d’aborder certains concepts religieux liés à l’obligation du pèlerinage.
Une autre délégation du groupe de son Eminence dirigée
par son excellence shaykh Yasir ‘Awdeh a visité le siège du groupe de
pèlerins bahreïni « as-Sharaf ». ‘Awdeh a prononcé un
discours où il a transmis les considérations et l’amour de son Eminence
sayyid Fadlallah au peuple bahreïni et à sa jeunesse, appelant à ne pas
séparer la personnalité des Infaillibles (p) de leur concrétisation du
Coran et de l’esprit de l’Islam. Cette méthode, a-t-il affirmé, est le
point de départ de son Eminence l’Autorité Fadlallah dans sa pensée
éclairée fondée sur le Coran comme référence pour l’examen critique des
Hadiths et pour la solution des controverses.
D’autres délégations du groupe de son Eminence ont visité les sièges des
deux groupes bahreïni «Mahfouz » et «Labbayk », ainsi que ceux des
pèlerins venus du Canada dans le cadre du groupe « Wassilat an-Najat » |