Q.306: Si une femme non musulmane est morte et qu’elle portait un foetus mort de père musulman, il est alors obligatoire de la poser dans la tombe en orientant son dos vers la Qibla pour que la face du foetus soit orientée vers la Qibla même s’il n’a pas encore d’âme [moins de quatre mois].

Q.307: Si un Musulman meurt dans un bateau en mer, alors, s’il est possible de retarder l’enterrement jusqu’à l’accostage, ceci est obligatoire, sinon [si ce n’est pas possible] il est obligatoire de lui faire le Ghossl et le Tahnit, de lui mettre un linceul et de prier pour lui, puis on le met dans un baril ou dans quelque chose de ce genre comme une grosse bouteille qu’on ferme bien et qu’on jette à la mer, si on ne trouve pas de baril, alors il est obligatoire d’attacher quelque chose de lourd à son corps et de le jeter à la mer.

Q.308: Si on a un doute concernant la direction de la Qibla, alors on agit en fonction de ce que nous croyons être la Qibla, donc si on a une orientation probable, on y oriente le mort, sinon [si on n’a pas une telle probabilité] alors l’obligation de cette orientation n’est plus exigée si on ne peut pas retarder l’enterrement afin se renseigner.

Q.309: Il n’est licite, ni d’enterrer le Musulman dans le cimetière des mécréants, ni d’enterrer le mécréant dans le cimetière des Musulmans sauf en cas de nécessité; de même qu’il n’est pas licite de l’enterrer dans un lieu entraînant un manque de respect [à son égard] comme dans les décharges d’ordures, dans les égouts ou dans d’autres lieux de ce genre; l’enterrement n’est pas licite dans le lieu pris illégalement ou dans le lieu Mowkouf pour autre chose que l’enterrement comme les mosquées et les Hosseinya même si le responsable de ces lieux en a donné l’autorisation.

Q.310: Pour annuler la nécessité d’enterrer le Musulman dans le cimetière des non musulmans d’un pays étranger, il est obligatoire - de façon satisfaisante- aux croyants d’agir afin d’assurer un cimetière spécifique aux Musulmans.

Q.311: Il n’est pas illicite d’enterrer un mort dans la tombe d’un autre mort même avant qu’elle ne soit anéantie bien que cela soit déconseillé. D’un autre côté, il est illicite de creuser une tombe et de découvrir le corps avant qu’il ne soit anéanti; si on commet le péché de creuser une tombe, alors si c’est par accident naturel, il est licite d’y enterrer un autre mort bien qu’il ne convient pas d’abandonner la précaution de ne pas le faire et enterrer deux morts dès le début dans une seule tombe est déconseillé.

Q.312: Si le mort a demandé, dans son testament, qu’on le transporte dans les lieux saints ou dans son pays pour y être enterrer et qu’on ne peut le faire qu’après une certaine période, il n’est pas licite pendant [cette attente], de le mettre sur le sol et - ou de faire une construction au-dessus; mais il est obligatoire de le mettre sous terre, ne serait-ce que dans une caisse fermée comme un cercueil, pour ensuite l’en faire sortir et l’enterrer dans le lieu choisi, tant que cet acte n’entraîne pas un manque de respect envers le mort, car, dans ce cas, il est obligatoire d’attendre l’annulation de ce titre de “non-respect” pour pouvoir le transporter dans ce lieu.

Q.313: Il n’est licite de creuser une tombe [de déterrer un mort] que dans certains cas:

1- Si on l’a enterré dans un lieu pris illégalement au propriétaire par violation, ignorance ou par oubli et que le propriétaire n’accepte pas qu’il y reste; il en est de même, si le linceul ou un bien avec lequel il a été enterré a été pris illégalement ou encore [si on l’a enterré] avec un bien qui doit revenir aux héritiers.

2- S’il a été enterré sans Ghossl ou sans linceul ou si on a découvert la non validité de cela [du Ghossl ou du linceul]; mais la licité de le déterrer ici est conditionnée par le fait qu’il soit respecté et qu’il n’y ait pas atteinte à son honneur. Le fait qu’il ne soit pas orienté vers la Qibla a la même qualification.

3- Dans le cas qui demande de voir le corps pour prouver un droit, pour empêcher un grand mal ou pour reconnaître un fait, par exemple comme pour connaître un acte criminel commis sur le mort ou pour autre chose de ce genre permettant de prouver un droit ou une plainte et d’en appliquer les conséquences législatives.

4- Si le déterrer est dans son intérêt comme lorsqu’il est enterré dans un lieu entraînant un manque de respect pour lui comme une décharge publique ou dans un lieu où on craint des inondations, des animaux féroces ou des ennemis, il suffit pour obtenir cette licité de craindre que son corps sera exposé à ce genre de risques dans le futur.

5- Pour le transporter dans le lieu où il a demandé d’être enterré dans son testament ou dans le lieu où son responsable a donné l’autorisation de l’enterrer alors que le lieu où il est enterré actuellement est contraire au testament ou à l’autorisation du responsable.

Q.314: Il est conseillé, dans le cadre des règles morales de l’enterrement, de creuser la tombe de sorte qu’elle soit aussi profonde que la taille d’un être humain ou jusqu’à ses épaules, qu’elle soit du côté de la Qibla, qu’elle soit dans la terre dure et qu’elle soit suffisante pour qu’on puisse s’asseoir dedans; dans la terre molle, on ouvre la terre comme une rivière au milieu de la tombe pour y mettre le mort; on lui fait un toit que l’on recouvre de terre; il est conseillé de couvrir la tombe d’un tissu lorsqu’on y met une femme; il est conseillé de lire les récits spécifiques connus au moment où on prend le mort et lorsqu’on le pose dans la tombe; il est conseillé que celui qui pose le mort soit pieds nus, sans ceinture et la tête découverte; il est conseillé de défaire, après l’avoir mis dans la tombe, les noeuds du linceul du côté de la tête, de lui découvrir le visage, de lui mettre la joue sur la terre et de lui faire un oreiller de terre; il est conseillé de mettre un peu de terre de l’Imam Hossein (que la paix soit sur lui) avec le mort et de lui faire entendre le témoignage et les connaissances justes et enfin de fermer la tombe; que celui qui l’enterre, sorte du côté des pieds et que les présents -autres que les proches- fassent tomber de la terre [dans la tombe] avec le dos de leurs mains et sont conseillés tous les faits cités dans les livres spécialisés.

Q.315: Les savants ont rapporté qu’il est conseillé au responsable du mort d’annoncer la mort du croyant aux croyants afin qu’il assistent à la marche funèbre, qu’ils fassent la prière pour lui et qu’ils demandent à Dieu de lui pardonner; il est conseillé aux croyants de faire cela; le fait de marcher derrière le cercueil du croyant n’a pas de lieu déterminé et il vaut mieux marcher jusqu’au lieu de l’enterrement et en deçà de cela jusqu’au lieu où on fait la prière, [ce sont des récits d’après le Prophète (P)] qui racontent combien les bienfaisances de ces actes sont nombreuses.

Q.316: Pendant la marche funèbre, il est déconseillé de rire, de jouer, de faire le lahou [s’amuser et se divertir peut-être] et de prononcer des paroles autres que des louanges, des prières et des demandes de pardon; il est déconseillé de marcher vite de façon à contredire la "gentillesse" due au mort et il convient de marcher moyennement.

Sixième thème: le Ghossl du toucher du mort.

Ce thème comprend plusieurs questions:

Q.317: Il est obligatoire de faire le Ghossl lorsqu’on a touché le corps d’un mort, même du foetus provenant d’une fausse couche qui a une âme [plus de quatre mois], si le toucher est arrivé après que le corps ait refroidi et avant qu’on ne lui fasse le Ghossl du mort.

Q.318: Il est obligatoire de faire le Ghossl si on touche un membre coupé comprenant de la chair et de l’os, contrairement à la chair sans os ou l’os sans chair même si c’était un squelette entier, bien que faire le Ghossl pour avoir toucher l’os sans chair, par précaution, n’est pas mauvais.

Q.319: Il n’y a pas de différence entre le fait de le toucher volontairement ou non, et il n’y a pas de différence pour celui qui touche et celui qui est touché entre le fait que cela soit fait par l’extérieur ou de l’intérieur. Par contre, on ne prend pas en considération le fait de le toucher par les cheveux, le fait de toucher les cheveux du mort par le visage ou la main ou le fait que les cheveux touchent ceux du mort, car tout cela n’implique pas de faire le Ghossl.

Q.320: Il n’est pas obligatoire de faire le Ghossl lorsqu’on touche le corps du martyr qui peut être enterré sans Ghossl, le corps de celui qui est tué par punition ou par jugement si ce dernier a fait son propre Ghossl avant l’exécution, le corps de celui à qui on a fait un Tayamoum à la place du Ghossl ou le corps de celui à qui on a fait les deux premiers lavages du Ghossl ou l’un des deux par l’eau pure en raison de l’inexistence du Sedr ou du camphre; il n’est pas mauvais de faire la précaution pour les deux derniers cas et de faire le Ghossl dans l’espoir que cela soit demandé puis de faire le Woudou ensuite.

Q.321: Il n’est pas obligatoire de faire de Ghossl lorsqu’on touche les habits du mort ou ses restes, comme son sang, sa sueur, son urine ou autre chose de ce genre; par contre, il est obligatoire de se purifier la main si on touche ces restes avec une humidité transmissible. La main ou l’habit ne deviennent pas impurs s’ils touchent, sans humidité transmissible, le corps du mort avant son Ghossl bien qu’il vaille mieux les purifier.

Q.322: Si on doute d’avoir toucher le mort avant ou après qu’il soit froid ou d’avoir toucher ses habits ou ses cheveux, il n’est pas obligatoire de faire le Ghossl; par contre, si on est sûr d’avoir touché le corps après qu’il soit froid mais qu’on doute de l’avoir fait avant ou après le Ghossl du mort alors, dans ce cas, il est obligatoire de faire le Ghossl pour l’avoir touché.

Q.323: Pour celui qui a le Hadath d’avoir touché un mort et qui n’a fait de Ghossl, est illicite tout ce qui est illicite pour celui qui a le petit Hadath avant d’avoir fait son Woudou, et tout ce qui est licite au second l’est au premier et donc ils ne sont différents que par le fait que le premier doit faire un Ghossl et le second un Woudou. Ce Ghossl [pour avoir touché le mort] a la même méthode et les mêmes qualifications que tous les autres Ghossl vues précédemment y compris le fait qu’il remplace le Woudou.

Deuxième partie:

La prière.

Cette partie comprend une préface et six chapitres.

Préface.

La prière fait partie des plus grandes adorations que Dieu (qu’Il soit loué) a légiférées pour Ses esclaves. On cite, dans les nobles Hadith, que la prière est l’un des piliers de la religion; si elle est acceptée, les autres actes sont acceptés et si elle est refusée les autres le sont aussi; la faire donne une très grande récompense et l’abandonner donne lieu à un grand châtiment.

Les prières obligatoires sont de cinq genres:

1- Les prières quotidiennes qui sont au nombre de cinq: celle du matin, du midi, de l’après-midi, du crépuscule et du soir; on y ajoute celle du vendredi remplaçant celle du midi du vendredi.

2- La prière des signes.

3- La prière du Tawaf pendant le pèlerinage, citée dans le livre “Al haj” [le pèlerinage].

4- La prière sur le mort vue précédemment.

5- La prière obligatoire du responsable faite à la place de quelqu’un d’autre comme la prière de location, de dette, de l’aîné à la place du père ou la prière faite par et pour soi-même pour avoir jurer de faire une prière ou pour une raison de ce genre.

Les prières conseillées sont très nombreuses, on peut citer les Nawafel quotidiennes, la prière de l’Estisqa [pour mettre fin à la sècheresse] et d’autres prières de ce genre.

L’explication des qualifications de la prière est divisée en plusieurs parties.

Premier chapitre:

La prière quotidienne.

Ce chapitre comprend douze thèmes et une conclusion.

Premier thème: Le temps des prières et des Nawafel qui s’y rapportent.

Q.324: Le temps, le nombre des Rakaa et les Nawafel des prières quotidiennes en fonction de leur genre sont:

1- La prière du matin est composée de deux Rakaa, le temps pour la faire commence à la montée de l’aube réelle et finit au lever du soleil. L’aube réelle est la lumière qui commence à se répandre horizontalement en formant quelque chose qui ressemble à un fil blanc s’étendant à l’horizon, puis elle continue à s’étendre en largeur et en longueur; le meilleur temps pour faire cette prière est le temps d’obscurité juste après l’aube, il continue jusqu’à l’illumination de l’espace avec la lumière du matin.

La Nafila du matin est de deux Rakaa, on peut la prier avant la prière obligatoire, son temps est entre la fausse aube qui est la lumière qui prend une forme allongée s’étendant vers le haut comme une colonne blanche entourée d’obscurité avant l’aube réelle, il continue jusqu’à la levée de la rougeur orientale et juste avant l’apparition du cercle du soleil. Pour celui qui fait la prière de la nuit, il est licite d’y ajouter cette Nafila avant l’aube, il la fait indépendamment et après la fin de la prière de la nuit.

2- La prière du midi se compose de quatre Rakaa, son temps commence au midi réel et finit juste avant le crépuscule d’autant que cela suffit pour faire quatre Rakaa, on entend par midi réel le moment où le soleil penche vers l’ouest et qui est au milieu du jour entre le lever et le coucher du soleil, le meilleur temps est entre le midi réel et le moment où l’ombre du sujet atteint quatre septième de sa hauteur debout. La Nafila conseillée qui suit la prière du midi se compose de huit Rakaa qui se font deux par deux comme des prières du matin et avant celle du midi, son temps s’étend jusqu’à la fin du [temps de la prière du midi] midi de façon qu’il reste assez de temps pour qu’elle soit suivie par celle du midi.

Ceci pour les jours autres que le Vendredi, car, le Vendredi, il y a une prière qui remplace celle du midi et qui est de deux Rakaa avant lesquelles on a deux discours oratoires, le temps de cette prière est entre le midi réel et le temps de l’“après-midi astronomique” qui est le moment où l’ombre de chaque chose mesure autant qu’elle, l’explication de ces qualifications viendra ensuite.

On entend par sujet debout, une branche plantée dans le sol en formant un angle de 90 degrés, on mesure alors la taille de l’ombre par rapport à celle de cette branche.

3- La prière de l’après-midi est de quatre Rakaa, son temps commence après le temps suffisant pour faire celle du midi après le midi réel et finit au coucher total du soleil [absent de l’horizon], le meilleur temps est entre le temps où la longueur de l’ombre d’un sujet debout est entre deux septième et six septième de sa longueur; il est obligatoire de faire la prière de l’après-midi après celle du midi. La Nafila de l’après-midi est de huit Rakaa avant celle-ci, comme celle du midi et son temps continue avec celui de la prière de l’après-midi.

La Nafila du vendredi est de vingt Rakaa, quatre avant le midi réel, huit après le midi réel et avant la prière du vendredi ou avant la prière du midi pour celui qui ne fait pas celle du Vendredi, puis huit avant la prière de l’après-midi; mais il est licite de les faire toutes avant le midi réel pour celui qui craint de ne pouvoir les faire après le midi réel.

4- La prière du crépuscule est de trois Rakaa, son temps commence au coucher du soleil et finit avant minuit d’autant que cela suffit pour la prière du soir. Le crépuscule se réalise par l’absence du disque solaire bien qu’il vaille mieux attendre le départ de la rougeur orientale; minuit est le milieu d’entre le coucher du soleil et l’aube, le meilleur temps pour cette prière se prolonge jusqu’au départ de la rougeur qui couvre l’horizon occidental pour celui qui n’est pas en voyage et pour le voyageur ce temps se prolonge jusqu’au quart de la nuit.

La Nafila conseillée du crépuscule est de quatre Rakaa faites deux par deux après celles du crépuscule; son temps est le même que celui de la prière du crépuscule.

5- La prière du soir est de quatre Rakaa; son temps est après le coucher du soleil d’autant que demande celle du crépuscule, il se prolonge jusqu’à minuit, selon l’explication précédente, son meilleur temps commence après le départ du Chafaq qui est la rougeur qui se trouve à l’horizon occidental et finit au tiers de la nuit, il est obligatoire de faire cette prière après celle du crépuscule. Sa Nafila est de deux Rakaa à faire assis après cette prière, le temps de cette Nafila est le même que celui de la prière du soir.

Le temps de la prière du crépuscule et du soir est prolongé pour celui qui est contraint par un sommeil, un oubli, des règles ou autre chose de ce genre, jusqu’au lever de l’aube et il fait ces prières en leurs temps. Par contre, par précaution obligatoire, celui qui les retarde exprès les fait immédiatement après minuit et avant le lever de l’aube sans prendre l’intention de les faire à temps mais en tant que dette.

On a, concernant le temps des prières, les questions suivantes:

Q.325: La première partie du temps des deux prières du midi est le temps spécifique de la prière du midi et la dernière partie est celui de la prière de l’après-midi; la première partie du temps des deux prières du soir est réservée spécifiquement à la prière du crépuscule et la dernière partie à celle du soir; le temps qui se trouve entre les deux temps spécifiques des deux prières du midi ou du soir est associé pour les deux prières; l’intérêt de cette question apparaît pour le cas de la femme qui commence ses règles après une période qui ne suffit qu’à quatre Rakaa le midi et qui n’a pas fait la prière, alors elle ne doit faire en dette que la prière du midi; il en est de même, si elle devient pure à la fin de ce temps de façon à pouvoir faire quatre Rakaa alors elle n’a à faire que la prière de l’après-midi.

Q.326: Si le Musulman fait la prière de l’après-midi dans le temps réservé spécifiquement à celle du midi ou s’il la fait dans le temps commun mais avant celle du midi, alors on a les deux cas suivants:

1- S’il fait cela volontairement et exprès, sa prière n’est pas valable et il doit la refaire après celle du midi.

2- S’il la fait par oubli ou par ignorance de la nécessité d’ordre [entre les deux prières], on a deux situations:

a- S’il fait attention à cela pendant la prière alors il a à considérer ce qu’il a fait comme faisant partie de celle du midi, à la finir et à faire ensuite celle de l’après-midi.

b- S’il fait attention à cela après avoir terminé celle de l’après-midi, alors cette dernière est valable et il doit seulement faire celle du midi ensuite.

Q.327: Il est licite de grouper les deux prières du midi et de grouper les deux prières du soir comme il est licite de les séparer et ceci est meilleur; la référence, concernant la séparation, se trouve dans la question 324 traitant des temps meilleurs.

Q.328: Il est indispensable de s’assurer que l’on est dans le temps de la prière avant de la commencer; on peut connaître ce temps par la science et l’assurance obtenue par la raison [la preuve de l’arrivée de ce temps] comme le fait d’avoir vu [la situation du soleil] ou autre. De même cela [être dans le temps de la prière] s’obtient par la probabilité qui peut être prise en considération, il suffit pour cela d’obtenir ce renseignement de quelqu’un de digne de confiance qui connaît le temps ou des informations de calendriers astronomiques provenant d’experts.

Q.329: S’il a cherché à connaître le temps, a obtenu la certitude d’être dans le temps [de la prière], a fait sa prière, puis a découvert qu’il avait tort; alors si sa prière, dans sa totalité, a été faite hors du temps, il la juge non valable et est tenu de la refaire en son temps sinon [s’il ne l’a pas refaite en son temps] il la refait en dette hors de ce temps. Mais s’il a fait, ne serait-ce qu’une seule Rakaa de cette prière en son temps, elle est valable.

Par contre s’il a commencé la prière sans chercher [à s’assurer du temps] alors elle est valable, si elle a été faite en son temps et n’est pas valable si elle a été faite totalement ou en partie hors de ce temps.

Q.330: Si celui qui n’a pas encore fait la prière, doute qu’il lui reste assez de temps pour la faire ou que son temps est fini, alors il considère qu’il reste du temps suffisant [pour la faire] sans qu’il soit nécessaire de faire des recherches même s’il est capable de se renseigner et sa prière est valable même si elle a été faite totalement ou en partie hors du temps.

Q.331: Il n’est pas licite au Musulman responsable de négliger la prière jusqu’à ce que son temps soit court et non suffisant pour la faire entière avec ses parties et ses conditions, s’il la retarde volontairement ou par nécessité, il lui est obligatoire de la faire immédiatement tant qu’il peut faire au moins une Rakaa et la purification, ne serait-ce qu’en faisant un Tayamoum. Il faut faire attention que dans le cas où le temps des deux prières du midi est court et ne suffit que pour une seule prière avec toutes ses Rakaa ou pour une partie d’une prière, ce temps devient spécifique pour celle de l’après-midi, cette qualification est également valable pour les prières du soir et du crépuscule. Dans tous les cas, si se dépêcher de faire la prière dépendait de résumer certains actes de la prière, alors il peut se limiter à dire la Fatiha sans la [deuxième] Sourate, à dire, par exemple, Soubhanallah une seule fois pour l’invocation de l’inclination et de la prosternation et à abandonner tout ce qui est conseillé dans la prière.

Q.332: Dans les pays où la nuit ou le jour est plus court que ce qui est habituel -le temps [peut atteindre], par exemple, une demi-heure parfois- alors il est obligatoire pour ceux qui y vivent d’agir en fonction des temps de ce pays tant qu’ils peuvent obtenir la réalisation du "titre" de l’aube, du midi et du crépuscule même si l’écart entre leurs temps est très minime.

Deuxième thème: L’habit du prieur.

Pour l’habit du prieur, on prend en considération les points suivants:

Premier point: Qu’il cache la Aora:

Q.333: Il est obligatoire à l’homme et à la femme de cacher leur Aora pour faire la prière. La Aora est: les organes sexuels et l’anus pour l’homme et la totalité du corps exceptés le visage, les deux mains et les deux pieds pour la femme.

Q.334: Il est licite de se cacher avec tout ce qui est valable pour le faire, même si ce n’est pas tissé ou cousu, mais cela ne comprend pas ce qui est comme les feuilles d’arbre ou la boue sauf si on ne trouve pas ce qui est valable pour le faire.

Q.335: La limite minimale demandée est que l’habit ne soit pas fin au point de [devenir transparent] montrer la peau, de sorte que le "voyant" puisse voir clairement au travers.

Q.336: Si la Aora se découvre pendant la prière en raison du vent, d’un oubli ou d’une ignorance dès le début de la prière ou s’il le sait mais a oublié de la cacher, alors s’il découvre cela ou s’en rappelle après avoir terminé la prière, elle est valable et il n’a rien à faire; s’il sait cela ou s’en rappelle pendant la prière, alors il a à agir immédiatement pour la cacher et sa prière est valable. Et il n’est pas obligatoire aux autres de le lui dire.

Q.337: Si le prieur ne trouve pas quelque chose pour cacher son Aora, ne serait-ce que quelque chose comme de la boue ou de la peinture, on a alors les cas suivants:

a- S’il lui est possible de faire la prière dans une fosse le protégeant du “regardant” respecté, ou dans un lieu obscur, il y fait sa prière comme d’habitude.

b- Si ce n’est pas possible, il la fait dans un lieu où il est protégé du “regardant”, ne serait-ce que là où les gens ne passent pas habituellement et il la fait comme d’habitude.

c- Si même cela n’est pas possible, il la fait assis de façon à ne pas montrer sa Aora, et il ne se penche pour l’inclination et la prosternation que pour réaliser ces titres par coutume et s’il craint malgré cela de se découvrir, il fait des signes pour les indiquer.

Q.338: La prière d’une jeune fille non pubère est valable, si elle avait la tête, les cheveux et le cou découverts sans les autres parties du corps.

Deuxième point: Qu’il soit pur.

Q.339: Il est obligatoire que l’habit du prieur soit pur de toutes les impuretés de Khabath citées dans le thème des impuretés; ceci est une condition pour chaque habit valable au niveau sa taille pour cacher la Aora, que ce qui cache la Aora soit de l’habit ou de ce qui est en plus; cependant la pureté de ce qui n’est pas valable pour cacher la Aora comme le chapeau et les chaussettes n’est pas une condition (voir les questions suivantes).

Q.340: Si les habits utilisables pour se cacher ne sont que de deux habits et on ne sait pas lequel est pur, il est obligatoire de faire la prière avec l’un puis avec l’autre.

Q.341: Si une impureté arrive sur l’habit du Musulman responsable pendant qu’il fait la prière, alors s’il continue et la termine sans le savoir, elle est valable et s’il le découvre pendant la prière et qu’il a suffisamment de temps alors, par précaution obligatoire, il l’interrompt, purifie son habit ou le change et recommence la prière. Par contre, si le temps est trop court, ne serait-ce que pour faire une seule Rakaa, alors il doit immédiatement l’enlever et le changer ou le purifier sans que cela ne soit considéré comme annulant sa prière et la continuer et s’il ne peut ni le changer, ni le purifier, alors il fait la prière avec cet habit et elle est valable.

Q.342: S’il a fait la prière avec une impureté par oubli, elle n’est pas valable et il a à la refaire pendant le temps de la prière ou en dette hors de ce temps, et il en est de même s’il s’en rappelle pendant la prière.

Q.343: La pureté de l’habit et du corps de toute impureté est une condition sauf pour les cas suivants où cette impureté est pardonnée:

1- Le sang des blessures et des infections, pris en considération en raison de leur volume et de leur gravité si les purifier donne lieu à une difficulté pour la majorité des gens; l’impureté des bords des blessures ou infections, celle des lieux de l’habit qui sont habituellement exposés à être atteints par le sang, étant proches -et non éloignés- des blessures ou infections. Le sang des blessures ou infections est pardonné même s’il est mélangé avec autre chose comme le pus, le médicament ou autre chose de ce genre.

2- Le sang en petite quantité, qui couvre un espace de moins d’un Dirham, par précaution, considérer cet espace d’autant que la phalange de l’index, que cela soit sur le corps ou sur l’habit, de son propre sang ou de celui d’autrui. Par contre, on exclut de cela: le sang qui fait partie des trois sangs qui sont celui des règles, du Nifas et des pseudo règles, le sang de ce qui est pur en soi, le sang de la Mita, le sang mélangé avec autre chose que du sang, la chose impurifiée par le sang et le sang de ce [de l’animal] qui est non mangeable, par précaution obligatoire.

3- L’habit qui ne suffit pas, seul, pour couvrir la Aora comme les chaussettes, le chapeau, la cravate, la ceinture et autre chose de ce genre à condition qu’il ne soit pas fait de la Mita ou de ce qui est pur en soi; on a également la condition que cela ne fasse pas partie d’un animal illicite à être mangé ou de ses restes même si c’est très petit comme un cheveu ou un poil de chat accroché aux habits.

4- Ce qui est porté impur ou impurifié, qu’il soit suffisant pour faire la prière ou non, que cela soit de la Mita, de ce qui est impur en soi ou autre bien que par précaution, on abandonne le fait de porter ce qui est impur en soi et il ne convient pas de laisser tomber cette précaution.

Q.344: Si le Musulman responsable est en situation de faire nécessairement sa prière avec une impureté sur le corps ou l’habit, alors il la fait ainsi et ne la fait pas nu, à condition que la raison l’ayant mis dans cette nécessité continue à exister jusqu’à la fin du temps et si cette raison s’annule sans qu’il s’y attende, il ne lui est pas obligatoire de la refaire en son temps, sans parler de la refaire hors du temps.

Troisième point: Que l’habit soit licite.

Q.345: Il y a comme condition spécialement pour l’habit qui cache la Aora effectivement qu’il soit licite [et non pris illégalement], par précaution obligatoire.

Q.346: Faire la prière avec un habit pris illégalement a plusieurs cas:

1- S’il sait cela et le fait volontairement, alors sa prière est non valable même s’il l’a oublié et que c’est lui qui l’a pris illégalement.

2- S’il est ignorant ou négligeant, il vaut mieux juger la prière non valable, et agir en fonction de cette invalidité.

3- S’il l’ignore ou est incapable, ignore même qu’il est pris illégalement ou oublie sans être celui qui l’a pris illégalement, alors sa prière est valable.

Q.347: La prière est valable avec un habit pris illégalement en cas de nécessité, si cette nécessité couvre la totalité du temps; sinon, par précaution, on la retarde jusqu’au temps où on peut la faire [sans cet habit].

Quatrième point: Qu’il n’y ait pas de parties de la Mita dans cet habit:

Q.348: Que l’habit du prieur ne soit pas fait de parties vivantes de la Mita de l’animal ayant une âme coulante et même de celle [des animaux] n’ayant pas d’âme coulante, par précaution obligatoire, que l’animal soit mangeable ou non. Cette condition ne comprend pas les animaux licites à être mangés dont la Tadhkiya est "doutée" [probable], voir le thème des impuretés.

Cinquième point: Qu’il n’y ait pas de parties d’animaux non mangeables.

Q.349: Que l’habit ne soit pas fait de la peau ou des poils d’animaux non mangeables même s’ils sont Moudhakat, même si l’habit n’est pas fait de cela et même si c’est très petit comme, par exemple, le poil d’un chat accroché à l’habit.

Q.350: On exclut de ces conditions les poils et peau du ver à soie, de l’écureuil, du Sammour, du Qamaqem et du Fannak, il est donc licite de faire la prière ainsi à condition que l’animal soit Moudhaka pour en utiliser la peau.

Q.351: Apparemment la qualification concernant ce qui n’est pas mangeable ne concerne pas l’animal qui n’a pas d’âme coulante, bien qu’il vaut mieux qu’il le concerne et cette qualification ne concerne pas les animaux dont la chair est devenue illicite par accident.

Sixième point: Qu’il n’y ait ni or, ni soie.

Q.352: Il n’est pas licite à l’homme de s’habiller avec de l’or durant et même hors de la prière, le fait de s’habiller comprend tous les cas où on peut donner le titre de s’habiller, selon les coutumes, comme l’habit et les ornements jusqu’à même la chaîne de montre de poche que l’on peut accrocher sur l’habit et les lunettes qui ont un cadre d’or, par précaution obligatoire pour ces deux derniers. Par contre, dans les coutumes, on ne donne pas ce titre aux faits d’utiliser un bouton en or ou d’avoir des dents en or, par exemple, donc il n’y a pas de mal à faire la prière ainsi; il n’y a pas de mal en ce qui concerne ce qui est porté et ce qui est plaqué [en or] de façon que l’or ne donne qu’une couleur. Par contre, il est licite aux femmes de s’habiller d’or pour prier.

Q.353: Si l’homme fait exprès de prier en s’habillant d’or, il commet un péché et sa prière n’est pas valable, cette prière n’est pas "non valable" en cas d’oubli, d’inattention ou d’ignorance.

Septième point: Que l’habit ne soit pas de soie naturelle pure si cet habit est suffisant seul pour faire la prière, on entend par cela, tout ce qui peut avoir le titre d’habit, dans les coutumes, et nous avons déjà cité la différence entre les habits et autres.

Q.354: Il n’est pas licite à l’homme de s’habiller de soie naturelle pure sans nécessité donc s’il s’habille ainsi en le sachant et en le faisant exprès, alors il commet un péché et sa prière n’est pas valable. Par contre, il est licite à la femme de faire la prière avec de la soie, dans l’absolu.

Q.355: Il n’y a pas de mal que les boutons, les bordures et les autres choses de ce genre de l’habit soient faits de soie, bien qu’il vaut mieux, dans ce cas que les bords de l’habit ou de la manche ne dépassent pas quatre doigts.

Q.356: Il est licite de s’habiller avec de la soie mélangée d’autre chose si cette seconde matière est plus importante que la soie.

Troisième thème: Le lieu du prieur.

On a, ici, plusieurs questions.

Q.357: On a comme condition pour que la prière soit valable que le lieu de prosternation du prieur sur lequel il pose les sept points de prosternation soit licite -non pris illégalement- si le prieur touche le sol pris illégalement; donc, s’il fait la prière sur une table licite posée sur une terre prise illégalement, alors sa prière n’est pas invalidée.

Q.358: La prière dans un lieu pris illégalement est invalide, si on le fait exprès en sachant qu’il a été pris illégalement et que c’est illicite; donc s’il ignore qu’il a été pris illégalement, s’il ignore cette illicité ou s’il a oublié qu’il a été pris illégalement sans être lui-même celui qui l’a pris illégalement alors sa prière est valable.

Q.359: L’avis le plus fort et qu’il est licite à la femme de faire la prière devant ou à côté de l’homme sans séparation, bien qu’il vaut mieux qu’ils soient séparés par la distance d’une main ouverte, d’un bras, de dix bras ou par une séparation telle un mur et cela que la femme soit étrangère ou non à cet homme.

Q.360: On prend en considération pour la validité de la prière que le lieu où le prieur fait sa prière soit stable, par opposition à l’instabilité empêchant au prieur de se mettre debout, de s’incliner ou de se prosterner, comme lorsqu’il fait la prière sur le dos d’un animal en état de marche ou dans un bateau qui tangue dans une mer très houleuse; donc, s’il perd la stabilité de cette façon alors elle n’est pas valable sauf dans les cas de nécessité. Par contre, la stabilité totale n’est pas prise en considération, bien qu’il vaut mieux abandonner le fait de prier dans les moyens de transport dans lesquels on n’obtient pas une stabilité totale sauf en cas de nécessité.

Quatrième thème: L’orientation.

Il y a plusieurs questions:

Q.361: Il est obligatoire de s’orienter vers la Qibla autant que possible pour toutes les prières, pour les parties oubliées et pour les Nawafel qui les suivent lorsqu’on n’est pas en voyage, par précaution tenue; ce n’est pas obligatoire pour la Nafila faite en marchant ou en montant [un animal]. Il vaut mieux s’orienter vers la Qibla pour faire la prière de l’oubli.

La Qibla est le lieu où se trouve la noble Kaaba à la Mecque honorée, cette orientation se réalise, d’un lieu proche, en s’orientant vers la Kaaba elle-même et d’un lieu éloigné, il lui suffit de s’orienter dans la direction de la Kaaba.

Q.362: Il suffit de baser, pour déterminer la Qibla, sur la "croyance considérable" [qui peut être prise en considération] provenant du témoignage de deux justes, d’un seul juste ou du véridique digne de confiance, ou encore sur la direction de la Qibla d’un pays musulman faisant la prière, de leurs tombes ou de leur chapelle; on peut aussi se baser sur la boussole contemporaine avec laquelle on peut s’assurer de la direction de la Qibla.

Q.363: Si on n’obtient pas la "croyance considérable", alors il suffit d’avoir la croyance par certains indices et si on n’obtient pas cela, il suffit de faire la prière du côté qui est probablement celui de la Qibla, bien qu’il vaut mieux faire la prière vers les quatre côtés dans cette dernière supposition.

Q.364: Celui qui fait la prière vers une direction autre que la Qibla volontairement, en le sachant et en y faisant attention, sa prière est non-valable et il lui est obligatoire de la refaire en son temps ou de la refaire en dette hors de son temps, même si cette déviation n’est que vers la droite ou la gauche. Par contre, s’il fait la prière vers une direction qu’il croit être la Qibla puis découvre son erreur; alors, si le degré de déviation par rapport à la Qibla n’est pas important et n’atteint pas 90 degrés du côté droit ou gauche, il n’a pas à la refaire même s’il le découvre pendant la prière car dans ce cas, il corrige la direction et la continue; si la déviation arrive à 90 degrés ou plus en sorte que la Qibla se trouve derrière lui, il lui est obligatoire de la refaire s’il lui reste du temps, et lorsqu’il découvre cela pendant la prière, il la "coupe" et la recommence en respectant la direction de la Qibla, il ne lui est pas obligatoire de la refaire en dette après la fin du temps de cette prière.

Dans cette qualification, il n’y a pas de différence entre celui qui est certain et celui qui a une vraisemblance ni entre la vraisemblance et la vraisemblance considérable et autre et il n’y a pas de différence entre l’oubliant et l’inattentif; cette qualification est même affirmée dans les cas où on n’a ni la connaissance, ni la vraisemblance concernant la direction de la Qibla et la prière vers le côté probable ou vers n’importe quel autre côté; par contre l’ignorant de la qualification a à refaire la prière en son temps ou en dette hors de son temps si la déviation est de 90 degrés ou plus; par précaution obligatoire, il la refait même si la déviation est de moins de 90 degrés.

Q.365: Le malade qui ne peut pas se mettre debout et qui fait la prière assis, dirige son visage et son corps vers la Qibla comme s’il est debout; s’il fait sa prière couché sur un lit, il dirige les plantes de ses pieds vers la Qibla de sorte que s’il se met assis, son visage sera dirigé vers la Qibla; s’il fait sa prière couché sur le côté, il lui est obligatoire de diriger les membres de son corps vers la Qibla en se couchant sur le côté droit et sinon sur le gauche.

Q.366: Si celui qui est contraint de faire la prière dans un navire, un avion ou autres, ne peut pas se diriger vers la Qibla pendant toute la prière, ne serait-ce qu’en se tournant vers la Qibla lorsque le navire dérive et dévie, il lui suffit de s’orienter vers la Qibla au moment de la Takbirat ol Ihram et pendant les parties pendant lesquelles il peut s’orienter vers elle et sa prière est valable et il n’a rien d’autre à faire.

Cinquième thème: Les qualifications de l’Adhan et de l’Iqama.

On a plusieurs questions:

Q.367: Il est conseillé de faire l’Adhan et l’Iqama avant de commencer la prière, ceci est spécifique aux prières quotidiennes obligatoires, en leur temps ou en dette, en voyage ou en résidence, pour la prière commune ou individuelle, pour l’homme et pour la femme; l’Adhan et l’Iqama ne sont légiférés ni pour les Nawafel ni pour les prières autres que quotidiennes.

Q.368: Les parties de l’Adhan sont de dix-huit et sont dans l’ordre:

Allah ou akbar (Dieu est le plus grand) 4 fois, Achhadou alla ilaha illa llah (je témoigne qu’il n’y a de divinité que Dieu) 2 fois, Achhadou anna Mohammadan rassoulo llah (je témoigne que Mohammad est le messager de Dieu) 2 fois, Haya aala ssala (allons à la prière) 2 fois, Haya aala falah (allons à la réussite) 2 fois, Haya aala kheyr laamal (allons à la meilleure action) 2 fois, Allah ou akbar (Dieu est le plus grand) 2 fois et enfin La ilaha illa llah (il n’y a de divinité que Dieu) 2 fois.

Les parties de l’Iqama sont de dix-sept et sont les mêmes que celles de l’Adhan à quelques différences:

1- La Takbirat [dire “Allah ou akbar”] 2 fois et non quatre.

2- On ajoute après avoir dit “Haya aala kheyr laamal”: “Qad qamat salat” (la prière a commencé) 2 fois.

3- Le Tahlil [dire “La ilaha illa llah”] n’est dit qu’une seule fois.

Q.369: Le fait de dire “Achhadou anna ali waliyou llah” (je témoigne qu’Ali est l’ami [le choisi] de Dieu) ne fait partie ni de l’Adhan ni de l’Iqama, n’est ni une partie obligatoire, ni une partie conseillée et il vaut mieux ne pas le dire pendant l’Iqama.

Q.370: Il est conseillé assurément de dire l’Adhan et l’Iqama lorsque la prière est en son temps, spécialement pour les deux temps du matin et du crépuscule; ceci est confirmé pour les hommes, spécialement l’Iqama et faire cet Iqama pour les hommes est [légiféré] par la précaution qu’il ne convient pas de laisser.

Q.371: L’Adhan et l’Iqama sont annulés pour plusieurs prieurs:

a- Pour celui qui entre dans la prière commune pour laquelle on les a déjà fait même s’il ne les a pas entendus, que cette prière commune soit commencée effectivement ou est entrain d’être commencée; dans cette deuxième supposition, que celui qui entre dans la prière commune soit l’Imam ou le Ma’moum.

b- Pour celui qui entre dans la mosquée avant que le groupe de la prière commune ne soit défait, qu’il veuille faire la prière individuelle ou en tant qu’Imam; dans ce dernier cas, on a la condition que la prière commune précédente ait commencé par un Adhan et un Iqama et donc si le groupe précédent ne les a pas faits parce qu’il y avait eu avant eux un autre groupe les ayant faits alors ils ne s’annulent pas pour lui.

c- Pour celui qui les a entendus lire par une autre personne à condition qu’il ait entendu toutes leurs parties et que peu de temps sépare cela de sa propre prière; ici, il n’y a pas de différence entre le fait que celui qui les a dits ou les a entendus soit Imam, Ma’moum ou priant individuellement; par contre, si seul l’Imam ou seuls les Ma’moumin les ont entendus, alors c’est problématique, c’est-à-dire que le fait d’en annuler la lecture ne sera effectif que si l’Imam et les Ma’moumin les entendent tous, dans le cas d’une prière commune.

Q.372: La validité de l’Iqama est conditionnée par la pureté du Hadath, la station debout et l’orientation vers la Qibla, ces conditions ne sont pas exigées mais conseillées pour l’Adhan.

Sixième thème: L’intention de la prière.

Il est obligatoire de prendre l’intention de faire la prière, que cette prière soit obligatoire ou conseillée, comme pour toutes les adorations, on a déjà vu cela pour le Woudou, nous avons, ici, deux questions.

Q.373: Puisqu’il est de la nature de l’homme de faire ses actions en en ayant conscience et en s’orientant vers elles; il est donc difficile d’imaginer la réalisation d’une adoration sans qu’elle n’arrive à la conscience du responsable, surtout après en avoir commencé les introductions; pour cela, il n’est pas nécessaire de parler longuement de l’intention; toutefois, il est possible que l’action soit faite sans intention comme si elle est faite par l’endormi ou l’inattentif, mais il est clair, dans ce cas, qu’elle n’est pas valable et que la majorité des actions ne sont pas ainsi.

Q.374: Il est obligatoire au prieur de garder son intention jusqu’à la fin de sa prière et donc s’il commence la prière et prend l’intention de la couper, on a plusieurs situations:

a- S’il fait quelque chose qui annule la prière faisant partie des annulants qui seront cités plus tard, sa prière devient, sans aucun doute, non valable.

b- S’il fait toutes ou quelque parties de la prière alors qu’il a la volonté de la couper ou qu’il hésite à ce propos, elle n’est pas valable non plus.

c- S’il change son intention de couper sa prière ou change son hésitation avant de faire quelques parties et avant de faire quelque chose d’annulant puis prend l’intention de continuer la prière, cela ne nuit pas et il juge sa prière valable.

Septième thème: La Takbirat ol Ihram.

On a plusieurs questions.

Q.375: La Takbirat ol Ihram est la première action de la prière, sa forme est de dire: “Allah ou akbar” (Dieu est le plus grand); dès que le responsable fait ce Takbir, il entre dans la prière et devient illicite tout ce qui est illicite à faire faisant partie des annulants de la prière; la Takbirat ne fait pas partie des piliers de la prière et donc elle ne l’invalide que s’il ne la fait pas volontairement et non pas par oubli, que s’il l’ajoute volontairement et non pas par oubli et donc s’il en fait une deuxième volontairement alors elle devient invalide et il est tenu d’en faire une troisième; s’il en fait une quatrième alors la prière redevient invalide et il est tenu d’en faire une cinquième ainsi le nombre impair est valable et le nombre pair est invalide.

Q.376: Il est obligatoire de faire la Takbirat ol Ihram debout et en langue arabe; qu’elle ne soit liée ni avec les paroles qui la précédent, ni avec celles qui la suivent.

Q.377: Il est conseillé d’ajouter six Takbirat à celle d’ol Ihram après ou avant celle-ci, et il vaut mieux prendre l’intention que la dernière soit celle d’ol Ihram. Il est conseillé de la dire au moment où on lève les deux mains jusqu’aux oreilles, en face du visage ou au niveau du cou, et de coller les doigts des mains même le pouce et l’auriculaire et de diriger leur côté intérieur vers la Qibla.

Q.378: S’il fait la Takbirat puis doute si c’est celle d’ol Ihram ou celle de l’inclination, il considère que c’est la première; s’il doute de sa validité après l’avoir terminée, il la considère valable et s’il doute d’avoir fait la Takbirat ol Ihram alors qu’il a commencé la lecture qui la suit, il considère qu’il l’a déjà faite.

Huitième thème: La lecture et les Dheqr.

On entend pas lecture, la Fatiha [première Sourate du Coran] et la Sourate [n’importe quelle autre Sourate du Coran] dans les deux premières Rakaa, on entend pas Dheqr les quatre louanges des deux autres Rakaa.

L’explication de leurs qualifications se trouve en deux sujets.

Premier sujet: La lecture de la Fatiha et de la deuxième Sourate.

On a plusieurs questions.

Q.379: Il est obligatoire de lire la Fatiha pour chaque prière obligatoire ou conseillée sauf pour celle du mort; il vaut mieux lire une Sourate entière après la Fatiha bien qu’il suffit de lire une partie de Sourate et pour la Nafila cette Sourate n’est pas obligatoire.

Q.380: La Basmala [le fait de dire: “bismi llahi rrahmani rrahim” (au nom de Dieu le clément, le miséricordieux)] fait partie de chaque Sourate, il est donc obligatoire de la lire avec sauf pour la Sourate Al Bara’a connue sous le nom de Sourate du Repentir. Il n’est pas obligatoire de déterminer la Sourate avant de dire la Basmalla en la désignant spécifiquement comme partie de cette Sourate, il suffit donc de dire la Basmalla et de choisir n’importe quelle Sourate.

Q.381: Apparemment, il n’est pas illicite de lire les Sourates de Aza’em pour lesquelles il est obligatoire de se prosterner après avoir récité le verset de la prosternation qui s’y trouve; donc, on peut les lire dans la prière obligatoire, il lui suffit alors de faire un signe indiquant la prosternation [pendant la lecture] et il vaut mieux faire cette prosternation après la fin de la prière, cette même qualification est appliquée lorsqu’il entend un verset de la prosternation en faisant la prière.

Q.382: La réunion des deux Sourates Al fil et Al Qoreich (l’éléphant et la Famille de Qoreich] et celle des deux Sourates Ad Doha et Al Inchirah n’ont pas été prouvées pour nous; il est donc licite de se limiter [pour la lecture de la deuxième Sourate] de lire l’une des deux, il suffit même de ne lire qu’une partie de l’une d’elles puisqu’il est licite de ne lire qu’une partie de Sourate.

Q.383: Il est licite de lire deux Sourates entières dans une seule Rakaa [en plus de la Fatiha] mais c’est déconseillé; par contre, ce n’est pas déconseillé dans la Nafila.

Q.384: Il est licite de changer la lecture d’une Sourate pour une autre tant qu’il n’a pas atteint la moitié [de la première] sauf pour les deux Sourates At Tawhid (l’unification) et Al Kafiroun (les mécréants) car, ici, par précaution obligatoire, il vaut mieux abandonner le fait de changer de Sourate; après avoir lu la moitié de la Sourate, il n’est pas licite de changer pour une autre.

Deuxième sujet: Le Dheqr des louanges.

Q.385: Le prieur a le choix dans la troisième Rakaa du crépuscule et dans la troisième et la quatrième Rakaa du soir, du midi et de l’après-midi entre lire la Fatiha et dire le Dheqr des quatre louanges qui sont: “Soubhanallah wal hamdou lillah wa la ilaha illa llah wa allah ou akbar” (gloire à Dieu et louange à Dieu et il n’y a de divinité qu’à Dieu et Dieu est le plus grand), qu’il soit Imam ou Ma’moum bien qu’il vaut mieux pour eux deux ou pour celui qui fait la prière individuelle de choisir de lire le Dheqr des louanges à la place de la Fatiha, il suffit de les dire une seule fois bien qu’il vaut mieux les dire trois fois.

Il vaut mieux ajouter l’Estighfar aux autres Deqr, en disant après les quatre louanges “Asteghfour ollah wa atoubou ileyk” (je demande à Dieu de me pardonner et je me repens à Lui). Il est obligatoire de dire le Dheqr à voix basse, et il est également obligatoire de baisser la voix en disant la Basmalla de la Fatiha, s’il choisit de la lire et cela dans toutes les prières.

Q.386: Il n’est pas obligatoire de faire la même chose dans les deux dernières Rakaa, la lecture de la Fatiha ou le Dheqr, donc il peut faire la lecture dans une Rakaa et le Dheqr dans l’autre.

Q.387: S’il a pris l’intention de faire la lecture et que sa langue l’a précédé en disant le Dheqr ou l’inverse alors ce que sa langue a fait est valable et il ne lui est pas obligatoire de le refaire.

Neuvième thème: Ar Roukou.

C’est l’inclination -avec l’intention de s’incliner- suffisamment pour que les doigts arrivent aux genoux, elle est faite après la lecture ou le Dheqr une fois pour chaque Rakaa que cette prière soit obligatoire ou conseillée sauf pour la prière des Ayat; c’est un pilier de la prière qui devient invalide si on l’ajoute ou si on l’abandonne que cela soit fait exprès ou par oubli.

L’explication de ses jugements se trouve en plusieurs questions.

Q.388: Dans l’inclination, on a deux obligations:

1- Al Qiyam [être debout] est obligatoire à deux moments:

a- Le prieur doit être debout avant de s’incliner pour le Roukou; c’est un pilier sans lequel la prière devient invalide que cela soit par oubli ou volontairement.

b- Le prieur doit lever la tête après l’inclination et se mettre debout avec stabilité, puis il descend pour la prosternation; c’est une obligation et non pas un pilier donc la prière devient invalide si on le laisse volontairement mais non pas [elle ne le devient pas] par oubli.

2- Le Dheqr: Le meilleur Dheqr est de dire: “Soubhana rabbii al aathimi wa bihamdeh” (louange à mon Dieu le glorieux et remerciement à Lui) et il suffit de dire: “Soubhana llah” (gloire à Dieu) trois fois et même il suffit de dire toute citation de remerciement, de glorification ou de louange à Dieu (qu’Il soit loué), si on le répète trois fois. Il est licite de réunir la première Tasbiha qui est: “Soubahana rabbi” (gloire à mon Dieu)... et d’autres; il est licite au malade et à celui qui n’a plus de temps de se limiter à dire: “Soubhana llah” (gloire à Dieu) une seule fois.

Q.389: Il est obligatoire de dire le Dheqr en langue arabe et d’être stable en le disant; si on ne respecte pas cette stabilité volontairement en ayant l’intention de faire ce Dheqr dans sa prière, elle n’est pas valable; par contre, si on manque de stabilité par oubli, elle est valable.

Il faut être attentif au fait qu’il n’est pas licite de commencer le Dheqr avant d’atteindre la limite de l’inclination et de s’y stabiliser et il n’est pas licite de se lever et de se mettre debout avant d’avoir terminé son inclination [et la lecture du Dheqr].

Q.390: Celui qui est incapable de s’incliner à partir de son état debout, peut s’aider de quelque chose pour le faire; s’il en est incapable aussi, alors il fait autant qu’il peut de cette inclination, par précaution obligatoire, tout en faisant un signe avec la tête pour indiquer l’inclination en restant debout; ceci, s’il est capable de se mettre debout; par contre, celui qui n’en est pas capable, est tenu de faire son inclination en étant assis; il lui suffit, dans ce cas, de s’incliner de sorte que son visage soit au niveau de ses genoux.

Q.391: S’il se trouve debout en doutant d’avoir fait l’inclination, sa situation debout étant, soit de se mettre debout après l’inclination, soit d’être debout avant elle, il considère qu’il ne l’a pas faite; mais si, ensuite, il découvre qu’il l’avait faite, sa prière n’est pas valable pour y avoir ajouté un pilier.

Q.392: S’il doute d’avoir fait l’inclination, alors qu’il est dans la prosternation, il considère qu’il l’a faite et continue la prière.

Q.393: S’il doute de la validité de son inclination après avoir levé la tête de cette inclination alors il considère que ceci est valable, il en est de même s’il doute de la validité du Dheqr après l’avoir terminé.

Q.394: Il n’est pas obligatoire de mettre les deux paumes des deux mains sur les deux genoux au moment de l’inclination, mais c’est conseillé.

Dixième thème: Le Soujoud [la prosternation].

La prosternation est obligatoire, deux fois, pour chaque Rakaa, ces deux prosternations ensemble font partie des piliers de la prière sans lesquelles elle n’est pas valable; si on les ajoute ou on les enlève, par oubli ou volontairement, la prière n’est pas valable, les jugements détaillés de ce thème se trouvent en trois sujets.

Premier sujet: Les jugements des deux prosternations.

Q.395: Dans la prosternation, il est obligatoire de respecter plusieurs points.

Premier point: Poser sur le sol, les sept points de prosternation qui sont:

1- Le front, au niveau surface, il suffit de mettre ce qui peut donner le titre de prosternation, il vaut mieux y ajouter un peu plus.

Il est obligatoire, au prieur, de poser le front -contrairement aux autres points de prosternation- sur ce qui est valable pour la prosternation, ceci sera expliqué dans le deuxième sujet.

2- Les deux mains, il est obligatoire de faire la prosternation par leur intérieur et il est obligatoire de les aplatir et s’il n’était possible de le faire par leur intérieur [les paumes], on le fait par leur extérieur, sinon on met de la totalité de la main ce qui est en le plus proche et ainsi de suite, comme, par exemple, l’intérieur des deux avant-bras sinon leur extérieur.

3- Les deux genoux, il suffit pour cela ce qui peut en donner le titre et donc, il n’est pas obligatoire de s’appuyer dessus.

4- Les deux pouces des deux pieds, il est obligatoire d’en mettre les deux extrémités et donc, il ne suffit pas de poser leur intérieur ou leur extérieur.

Deuxième point: Le Dheqr [les louanges].

[La récitation] du Dheqr est obligatoire, pendant la prosternation comme pour l’inclination, mais s’il choisit de lire la grande Tasbiha, il est indispensable de dire: “Soubhana rabbi l’aala wa bihamdeh” (Gloire à mon Dieu le plus haut et remerciement à Lui).

Troisième point: La stabilité et la fixité des membres de la prosternation au moment du Dheqr; notamment le front et il n’est pas valable de lever le front puis de le remettre, car cet acte impliquerait une deuxième prosternation.

Quatrième point: Lever la tête de la première prosternation et se mettre assis, droit et immobile, puis redescendre pour se prosterner une deuxième fois de cette situation assise qui n’est pas ici un pilier; par contre, la situation assise après la deuxième prosternation et avant de se mettre debout et qui est nommé repos n’est pas obligatoire mais il vaut mieux la faire.

Cinquième point: L’égalité du niveau entre le lieu du front et le lieu où on se met debout, car il n’est pas valable que l’un soit plus haut que l’autre de plus de quatre doigts réunis sans différence entre le fait que cette différence de niveau soit consécutive ou directe; cette condition n’est pas à respecter pour les autres points sauf si cela donne à l’annulation du statut de prosternation.

Deuxième sujet: Ce qui est valable pour s’y prosterner.

Q.396: Il est obligatoire, au moment de la prosternation, de poser le front sur l’une de deux choses suivantes:

Première chose: Le sol qui est de deux sortes.

a- Le sol naturel comme la terre, le rocher, le sable et d’autres choses de ce genre qui sont licites pour s’y prosterner, sans problème.

b- Ce qui est cuit, tel le ciment et la chaux, si cette cuisson n’a pas annulé leur état de terre pour celui d’une autre matière, bien qu’il vaut mieux ne pas s’y prosterner; par contre, il n’est pas licite de se prosterner sur ce qui n’a plus le titre de terre comme le verre et autres.

Deuxième chose: Les végétaux selon les deux conditions suivantes:

a- Que cela ne soit pas fait de ce qui est utilisé pour s’habiller, on entend par cela tout ce que l’homme a tissé pour ses besoins, par exemple, un habit, un matelas, une couverture ou un rideau; donc cela comprend les habits, les matelas, les tapis et les autres choses tissées autrement dit que [le lieu de prosternation] ce ne soit fait pas des matières premières utilisées dans le tissage des objets cités précédemment.

b- Qu’ils ne soient pas comestibles, on entend par cela tout ce que l’homme a pris pour nourriture telle que des plantes comme le blé, l’orge, les fruits et légumes et même les feuilles d’arbre si l’homme les mange qu’ils soient cuits ou aient besoin d’être cuits. Tout autre végétal faisant partie des feuilles non comestibles ou du bois, est valable pour y poser le front.

Q.397: Pour considérer qu’une chose est comestible, il suffit qu’elle soit mangée par une communauté de gens ou un peuple, donc on n’a pas la condition qu’elle soit mangée par tout le monde; si la manger est considéré comme exceptionnel et rare, dans ce cas, elle est valable pour s’y prosterner.

Q.398: Il est valable de se prosterner sur les feuilles d’écriture même si elle sont faites de ce qui n’est pas valable pour la prosternation.

Q.399: On n’a pas la condition que ce sur quoi on se prosterne fasse partie des plantes ou de la terre soit sec. Par contre, cette condition de sècheresse est prise en compte, si le front ne peut s’y stabiliser sans elle, comme dans le cas de boue, et cette condition est à prendre en compte jusqu’à assurer la stabilité du front.

Q.400: On a la condition qu’il n’y ait pas entre le front et ce qui est valable pour la prosternation d’obstacle les séparant; donc, il faut être attentif au fait que si la terre colle au front dans la première prosternation, il est obligatoire de l’enlever pour que la deuxième prosternation soit valable.

Q.401: On a la condition que ce qui est valable à la prosternation soit pur de toute impureté de Khabath, que cette impureté soit transmissible ou non.

Q.402: Si le prieur est en train de faire la prière et perd ce qui est valable pour la prosternation en ayant suffisamment de temps; il est tenu de couper la prière, de poser quelque chose de valable pour la prosternation et de recommencer la prière. Mais si le temps n’est pas suffisant alors il lui est licite de se prosterner sur ce qui fait partie des tissus comme le côté de la manche de son habit, le tapis de prière ou autre chose.

Troisième sujet: Les -troubles- de la prosternation.

On a plusieurs questions.

Q.403: Les deux prosternations, ensemble, sont un pilier de la prière et on l’a vu précédemment, une seule ne l’est pas; donc la prière ne devient pas invalide sauf en l’ajoutant ou en l’ôtant volontairement et non pas par oubli.

Q.404: Si le front se lève du lieu de prosternation involontairement comme lorsqu’on se prosterne avec force et que le front se lève par contre-choc ou si on a peur de quelque chose et on soulève la tête sans faire attention, alors, s’il peut se retenir et ne pas se prosterner une seconde fois, c’est considéré comme une prosternation même s’il n’avait pas eu le temps de faire le Dheqr de la prosternation; s’il n’a pas pu se retenir et que son front est redescendu à la prosternation, c’est considéré comme une seule prosternation et il est tenu de faire le Dheqr, s’il ne l’avait pas fait.

Q.405: Les cas d’oubli de la prosternation pendant la prière sont les suivants:

Premièrement: S’il a oublié une seule prosternation, on a deux cas:

a- S’il se rappelle de cela avant de faire l’inclination de la Rakaa suivante, il est tenu de descendre vers la situation assise puis de faire cette prosternation oubliée et de continuer sa prière de façon naturelle et sa prière terminée, il est tenu de faire les deux prosternations d’oubli pour avoir ajouter une situation debout.

b- S’il s’en rappelle après avoir commencé l’inclination suivante, il continue et finit sa prière, il fait la prosternation oubliée en dette et enfin les deux prosternations d’oubli.

Deuxièmement: S’il a oublié deux prosternations faisant partie d’une seule Rakaa, on a deux cas:

1- S’il s’en rappelle avant l’inclination de la Rakaa suivante, il est tenu de s’asseoir et de les faire comme pour le cas (a-) en ajoutant les deux prosternations d’oubli à la fin de la prière.

2- S’il s’en rappelle après avoir commencé l’inclination, sa prière n’est plus valable.

Troisièmement: S’il a oublié une ou les deux prosternations de la dernière Rakaa et s’en est rappelé après avoir fait les salutations, on a deux cas:

1- S’il n’y a pas eu de grande séparation et qu’il n’a pas fait quelque chose invalidant la prière, il fait ce qu’il a oublié et refait le témoignage et les salutations.

2- S’il n’y a pas eu de grande séparation, mais qu’il a fait ce qui peut être considéré comme invalidant la prière, s’il l’avait fait exprès seulement comme le fait de parler, le jugement est celui du cas précédent.

3- S’il y a eu une grande séparation et qu’il a fait ce qui peut être considéré comme invalidant la prière comme le petit Hadath, dans les deux cas: volontairement ou par oubli; si ce qui est oublié est une seule prosternation, il la fait en dette et sa prière est valable et si ce qui est oublié est deux prosternations, sa prière n’est plus valable.

Q.406: S’il doute d’avoir fait la prosternation, et que ce doute survient après avoir dépassé le lieu de prosternation alors qu’il entre dans le témoignage ou qu’il se lève pour se mettre debout au moins, il considère qu’il l’a fait, mais si c’est avant cela, il considère qu’il ne l’a pas fait et est tenu de le faire.

Q.407: S’il doute après avoir levé la tête que ce qu’il vient de faire est la première ou la deuxième prosternation, il considère que c’est la première et en fait une deuxième.

Q.408: S’il doute de la validité de la prosternation après avoir levé la tête de cette prosternation, il la considère valable et il en est de même s’il doute de sa validité après l’avoir terminée.

Q.409: S’il est incapable de faire la prosternation entière, il est tenu de s’incliner suffisamment pour réaliser ce qui peut être une prosternation, dans les coutumes, et dans ce cas, il a à soulever ce sur quoi il veut se prosterner au niveau du front; si ce n’est pas possible, il est tenu de signaler la prosternation avec la tête et de soulever ce sur quoi il veut se prosterner pour permettre une prosternation stable; si cela n’est pas possible, il fait un signe avec les yeux pour indiquer la prosternation, en les fermant pour la prosternation et en les ouvrant pour se soulever de cette prosternation; si cela n’est pas possible, il prend l’intention de se prosterner dans son coeur en récitant le Dheqr. Par contre, pour les autres points de prosternation, il lui est obligatoire de poser ce qu’il peut dans leurs lieux et si c’est impossible, cela n’est pas obligatoire.

Complément concernant la prosternation de la récitation [des versets coraniques obligeant à la prosternation].

Q.410: Il est obligatoire de se prosterner lorsqu’on lit ou on entend le récit des versets de la prosternation qui sont:

Le verset 15 de la Sourate 32: La prosternation, le verset 37 de la Sourate 41: Les détaillés, le verset 62 de la Sourate 53: L’étoile, le verset 19 de la Sourate 96: L’accroché. Donc, il est obligatoire de se prosterner lorsque quelqu’un les lit ou les entend [même] d’un appareil. Il est obligatoire de répéter la prosternation chaque fois que la récitation se répète; il est obligatoire de la faire immédiatement, si c’est possible et sinon il la retarde jusqu’à pouvoir la faire; elle se fait comme celle de la prière, aucune des conditions de la prière n’est prise en compte pour cette prosternation y compris le Dheqr même s’il y est conseillé.

Onzième thème: Le Tachahod (le témoignage)

C’est une partie obligatoire de la prière, sa forme -par précaution obligatoire- est: “Achhadou alla la ilaha illa llah” (je témoigne qu’il n’y a de divinité qu’à Dieu) “wahdahou la cherika lah” (Seul, qui n’a pas d’associé), “wa achhadou anna mohammadan aabdouhou wa rassouloh” (et je témoigne que Mohammad est son serviteur et son messager), “Allahouma salli aala Mohammadi wa ali Mohammad” (ô! notre Dieu que Ta prière soit sur Mohammad et sur la famille de Mohammad).

Les jugements du témoignage sont détaillés en plusieurs questions.

Q.411: Il est obligatoire de faire le témoignage une fois après la dernière prosternation de la deuxième Rakaa de chaque prière composée de deux Rakaa, et deux fois dans chaque prière composée de trois ou quatre Rakaa: Une fois après la dernière prosternation de la deuxième Rakaa et une fois après la dernière prosternation de la dernière Rakaa.

Q.412: Pour le témoignage, on a plusieurs conditions:

1- De le dire en langue arabe.

2- De s’asseoir avec stabilité pendant la lecture du Dheqr obligatoire, s’asseoir n’a pas de position spécifique; celui qui est incapable de s’asseoir fait le témoignage debout, s’il fait sa prière ainsi.

3- L’ordre et la succession [sont exigés] des parties du témoignage et de ses mots.

Q.413: Si on ne fait pas le témoignage de manière intentionnelle, la prière est invalide; si on ne fait pas le témoignage du milieu par oubli, alors on a deux cas:

a- S’il s’en souvient avant de faire l’inclination de la Rakaa suivante, il est tenu de descendre, de s’asseoir et de le faire, puis de se remettre debout et de finir la prière; ensuite il fait deux prosternations d’oubli pour avoir ajouté le fait de se mettre debout.

b- S’il s’en souvient après être entré dans l’inclination suivante, il continue, finit sa prière et fait le témoignage oublié en dette après la fin de la salutation.

On fait le témoignage en dette de la manière suivante: après avoit fini la salutation, on reste orienté vers la Qibla sans faire ce qui annule la prière, par précaution conseillée, puis on prend l’intention de faire cela [faire le témoignage en dette] dans son coeur et l’intention de se rapprocher de Dieu (qu’Il soit loué), on récite le témoignage puis on fait les deux prosternations d’oubli pour l’avoir oublié.

Q.414: S’il doute d’avoir fait le témoignage alors qu’il est assis ou en train de se lever pour prendre la position debout mais avant d’être debout entièrement, alors il est tenu de le faire, mais s’il est complètement debout, même avant de commencer les Tasbihat alors il ne prête pas attention à son doute et considère qu’il a fait le témoignage.

Douzième thème: Le Taslim (la salutation).

On a plusieurs questions.

Q.415: La salutation est obligatoire pour chaque prière, c’est la fin de la prière avec laquelle le prieur "sort" de la prière et peut abandonner ses conditions de prieur; la salutation a deux formes:

Première forme: “Assalamo aaleyna wa aala iibadi salihin” (Que la paix soit sur nous et sur les bons serviteurs de Dieu).

Deuxième forme: “Assalomo aaleykom” (Que la paix soit sur vous), il vaut mieux y ajouter: “Wa rrahmatou llahi wa barakatoh” (et la grâce de Dieu et ses bénédictions). Il est licite, pour le responsable musulman, de se satisfaire d’une seule des deux formes mais s’il choisit la première alors la deuxième devient conseillée sans l’inverse. Avant ces deux formes, il est conseillé de dire: “Assalamo aaleyka ayouha nabiyou wa rrahmatou lahi wa barakatoh” (Que la paix soit sur toi, ô! Prophète et sa grâce et ses bénédictions).

Q.416: On prend en considération dans la salutation tout ce qui est pris pour le témoignage (voir Q.412) y compris le jugement de celui qui n’en est pas capable.

Q.417: Si le prieur fait un Hadath avant la salutation obligatoire, sa prière n’est plus valable, par précaution obligatoire.

Q.418: S’il a oublié la salutation alors on a les deux situations suivantes:

Premièrement: S’il s’en rappelle avant de rater la succession et de faire quelque chose annulant la prière volontairement ou par oubli comme de s’orienter vers le côté opposé à la Qibla ou de faire le petit Hadath, alors il est obligatoire de la rattraper.

Deuxièmement: S’il s’en rappelle après avoir défait la succession ou après avoir fait quelque chose annulant la prière exprès ou par oubli; elle est valable, mais il vaut mieux la refaire.

Conclusion.

On a plusieurs points:

Premier point: L’ordre.

Q.419: Il ne suffit pas de faire les actions de la prière que l’on vient de citer n’importe comment; il faut les faire de façon ordonnée selon un régime harmonieux donnant à la prière une forme déterminée, un ordre entre les actions obligatoires selon les étapes pour lesquelles on a les titres des actions obligatoires donc, il commence par l’Adhan poursuit avec l’Iqama, l’intention, le Takbirat ol Ihram, la lecture, l’inclination, la prosternation, le témoignage et finit par la salutation.

Q.420: Si on perturbe l’ordre, on a les deux cas suivants:

Premier cas: Si le responsable le fait exprès en prêtant attention au fait que c’est obligatoire, la prière est invalide.

Deuxième cas: S’il le fait par oubli alors, si cela n’implique pas de rater un pilier en son lieu, la prière est valable, sinon elle ne l’est pas. L’explication détaillée viendra dans le thème de la perturbation.

Deuxième point: La succession.

Q.421: La Mouwalat (la succession) est prise en considération afin que les parties de la prière soient faites d’une façon liée pour que la prière soit une seule action aux parties liées, selon les coutumes; pour cela une petite séparation entre un acte et un autre ne nuit pas à cette succession, comme dans le cas où il se lève de l’inclination sans descendre immédiatement pour la prosternation; par exemple, pour que quelqu’un lui donne quelque chose pour s’y prosterner et que cela dure une minute, de même que prolonger l’inclination ou la prosternation ou ce qui est de ce genre ne nuit pas à la succession.

Par contre, s’il se passe entre un acte et un autre, un certain temps annulant à la prière le statut d’être une seule action aux parties liées, selon les coutumes, alors la prière par cela devient invalide sans différence entre le fait que cela soit fait exprès ou par oubli.

Troisième point: Al Qounout.

Q.422: On entend par Qounout l’invocation, la glorification et la louange particulières de Dieu pendant la prière; dans la majorité des prières obligatoires et conseillées, elle se fait après la fin de la lecture et avant l’inclination de la deuxième Rakaa de chaque prière, sauf pour les prières du vendredi, des signes et des deux fêtes où elle diffère de lieu et de nombre, ce qui sera expliqué ultérieurement.

Q.423: Le Qounout est une partie conseillée des prières obligatoires spécialement pour celles qui sont lues à voix haute, et plus spécialement pour celles du matin, du crépuscule et du vendredi; il est conseillé dans chaque prière conseillée sauf pour les deux Rakaa de Chafaa [qui fait partie des Nawafel de la nuit] de la prière de la nuit, donc si on veut le faire ici, alors, par précaution, on le fait avec l’espoir que cela soit demandé.

Q.424: Dans le Qounout, on n’a pas la condition de dire un texte particulier, il suffit de dire tout ce qui vient à l’esprit comme invocations et prières; il vaut mieux dire ce qui a été rapporté d’après les infaillibles [les Imam] (que la paix soit sur eux).

Q.425: Si on ne fait pas le Qounout, on est quitte; si on le laisse par oubli et on s’en rappelle avant d’arriver à la limite de l’inclination, on peut se remettre debout et le faire; si on s’en rappelle après être arrivé à la limite de l’inclination, on la finit et il est licite de le faire lorsqu’on se met debout avant de descendre pour la prosternation; si on s’en rappelle après être descendu pour la prosternation, il est licite de le faire en dette à la fin de la prière en étant assis et dirigé vers la Qibla.

Q.426: Apparemment, rien n’empêche de faire le Qounout avec des "prononciations" faisant défaut aux règles de la langue arabe tant qu’il garde le titre d’une invocation dans les coutumes et rien n’empêche de le faire dans une autre langue.

Quatrième point: At Taaqib.

Q.427: At Taaqib est le Dheqr des citations et invocations fait après la fin de la prière; les savants ont rapporté qu’il est conseillé de dire: “Allah ou akbar” trois fois après la fin de la salutation et de dire les louanges de Az Zahra’ [fille du prophète] (que la paix soit sur elle) qui sont: “Allah ou akbar” (Dieu est le plus grand) trente quatre fois, puis “Al hamdou lillah” (Louange à Dieu) trente trois fois et enfin “Soubhana llah” (gloire à Dieu) trente trois fois et de lire la Sourate de la Fatiha et le verset du trône [verset 255 de la Sourate de la vache] et d’autres textes des livres d’invocations et Hadith.

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