Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
Le sermon du Vendredi
Son Eminence Sayed 'Ali Fadlallah, a prononcé les deux sermons du Vendredi, à la mosquée d’al-Imâmayn al-Hassanayn à Haret Hreik, le 10 Ramadan 1431 / 20 août 2010 en présence de personnalités religieuses, politiques, sociales ainsi qu’une foule de croyants.
Le premier sermon
| La charité et la solidarité sociale en Islam |
Dieu, le Très-Haut, a dit dans Son Noble Livre : ((La charité ne consiste pas à tourner vos faces vers l'Orient ou vers l'Occident. L'homme bon est celui qui croit en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes. Il est celui qui, pour attaché qu'on y soit, donne de son bien aux proches, aux orphelins, aux mendiants et pour l'affranchissement des esclaves…)) (Coran II, 177).
Etre charitables, c'est notre moyen d'agir pour servir Dieu !
Le Coran pose dans ce Verset une équation claire et franche, pour nous dire, d'une manière très résolue, que la sincérité de la relation avec Lui, sur le plan de l'amour, de la reconnaissance et de la responsabilité, ne peut s'établir seulement, malgré son importance, à travers la forme de cette relation, mais plutôt à travers les services qu'on rend aux gens, à travers les responsabilités qu'on assume à leur encontre.
i tu veux que Dieu t'aime; il t'est indispensable de servir Ses sujets et de réjouir leurs cœurs. Le Messager de Dieu (P) dit : "Les êtres créés sont tous les sujets de Dieu. Celui que Dieu aime le plus est celui qui est le plus utile pour Ses sujets". Dans un autre Hadîth, le Messager de Dieu (P) dit : "Celui que Dieu aime le plus est celui qui apporte de la joie à une famille de Musulmans, et celui qui aide son frère à retrouver ce dont il a besoin".
Si tu veux absolument reconnaître les bienfaits de Dieu et apprécier Ses dons, il te faut reconnaître les bienfaits des gens et apprécier leurs dons. L'Imâm Zayn al-'Abidîn (p) dit dans l'un de ses Hadîths : "Celui qui, le plus, reconnaît les bienfaits de Dieu est celui qui, le plus reconnaît les bienfaits des gens".
Il dit dans un autre Hadîth : "Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, dit à l'un de Ses serviteurs au Jour du Jugement : "As-tu remercié un tel ?". Il répond : "Mais non, je T'ai remercié; ô mon Seigneur !". Dieu lui dit alors: "Tu ne m'as pas remercié tant que tu ne l'as pas remercié".
Lorsque tu demandes à Dieu de te bien diriger et de t'aider, tu dois agir dans le sens d'aider ton frère dans la foi, et ton semblable dans l'appartenance au genre humain. Le Messager de Dieu (P) a dit : "Dieu aide le croyant, tant que le croyant aide son frère''.
Si tu veux te conduire de manière à reconnaître ce que tu dois à Dieu en échange de chaque grâce qu'Il t'a accordée, sur le plan de la beauté, de la richesse, du pouvoir, du rang et de la science, tu dois le faire en aidant les créatures de Dieu.
Si l'un d'entre nous veut gagner le Paradis de Dieu, Le satisfaire et jouir de Sa Miséricorde, ce qui est le but de tous les croyants dévots, il en trouve les moyens dans les Versets suivants : ((Oui, ceux qui craignent Dieu seront au milieu des Jardins et des sources, jouissant de ce que leur Seigneur leur donnera. Ils étaient auparavant parmi ceux qui faisaient le bien : Ils dormaient peu la nuit; ils imploraient dès l'aube, le pardon de Dieu. Une partie de leurs biens revenait de droit au mendiant et aux déshérités)) (Coran LI, 15-19).
Les expressions de la solidarité sociale
La relation avec Dieu, chers bien-aimés, peut être en butte à des désordres à cause des péchés et des fautes. Partant de ta foi, tu dois déployer tous tes efforts pour rétablir cette relation. Là, Dieu t'indique le bon chemin et te dit : tourne-toi vers les pauvres et aide-les. L'expiation des péchés se fait en donnant à manger aux pauvres et en dissipant les peines des soucieux.
L'Imâm 'Alî (p) a dit : "Parmi les expiations des péchés majeurs, on compte le fait de secourir les anxieux et de dissiper les peines des tourmentés".
D'où, l'une des principales responsabilités que Dieu demande aux hommes d'assumer est de résoudre leurs problèmes, surtout économiques. Dieu les appelle dans plus d'une occasion et à plus d'un niveau, à se solidariser les uns avec les autres, à coopérer pour que personne ne soit besogneux parmi eux sans avoir ce dont il a besoin. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, n'a pas négligé cette question. Il l'a organisée en imposant des obligations financières. C'est pour cette raison qu'Il a déclaré obligatoire la Zakât et a ordonné à Son Messager de mettre en application l'enseignement de Dieu la concernant : ((Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux. Et Allah est Audient et Omniscient)) (Coran IX, 103). Un Hadîth de l'Imâm as-Sâdiq (p) dit à ce propos : "Dieu, le Très-Haut, a imposé pour les pauvres une part des biens des riches qui leur est suffisante. S'Il savait qu'elle n'est pas suffisante, Il l'aurait augmentée". Il a dit à propos de la Zakât : "La Zakât n'a été instituée que pour éprouver les riches et aider les pauvres. Si tous les gens versent la Zakât de leurs biens, aucun Musulman n'aurait été pauvre et besogneux. Chacun aurait trouvé ce dont il a besoin grâce à ce qui lui est consacré par Dieu. Les gens ne se sont appauvris, n'ont ont été dans le besoin, n'ont eu faim et ne se sont trouvés sans vêtements que par les péchés des riches".
Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a appelé les Musulmans à s'acquitter de l'obligation qu'est le cinquième. Il a considéré cette action comme dévotionnelle obligatoire, tout comme c'est le cas de la Zakât et de la prière. Le Messager de Dieu (P) a mis cette obligation en application dans la société à laquelle a-t-il adressé son Message : ((Sachez que quelque soit le butin que vous preniez, le cinquième appartient à Dieu, au Prophète et à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur)) (Coran VIII, 41).
De son côté, l'aumône constitue l'obligation la plus importante pour ce qui est de la solidarité sociale. Les Hadîths affirment qu'elle constitue une protection contre l'Enfer, qu'elle éteint la colère du Seigneur, qu'elle obstrue quatre-vingt-dix portes parmi celles du mal, qu'elle attire les biens et qu'elle allonge la vie et augmente les bienfaits. C'est d'elle que Dieu parle lorsqu'Il dit qu'elle tombe dans sa main avant de tomber dans la main du pauvre et du besogneux.
Le Noble Verset l'évoque en disant : ((Ne savent-ils pas que Dieu accueille le repentir de Ses serviteurs, et qu'Il agrée les aumônes)) (Coran IX, 104). UN Hadîth sacré dit à ce propos : "Il n'y a rien que je n'ai chargé d'autres de l’accueillir sauf l'aumône : Je la saisis de ma propre main et je me hâte de le faire".
Grande est donc la valeur de cette obligation. Ne nous privons donc pas, chers bien-aimés de cette grâce en omettant de la verser aux ayant droits que sont les pauvres, les démunis, les orphelins et les handicapés.
La raison du jeûne
Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, ne se contente pas de nous rappeler et de nous encourager à assumer nos responsabilités envers les pauvres. Il veut aussi nous éduquer dans l'esprit de cette obligation. De plus, il veut nous impliquer dans l'expérience, et que nous vivions les souffrances du pauvre: celles dues à la faim et au besoin. C'est dans ce but que Dieu nous accorde Sa Miséricorde et nous impose l'obligation qu'est le jeûne.
Par le jeûne, Dieu, le Très-Haut, veut réveiller nos consciences. Rien ne vaut la souffrance comme motif pour agir envers ceux qui passent toute leur vie à souffrir la douleur et la faim, la faim qui ne se termine pas -comme lorsqu'on jeûne- avec les heures de la journée qui passent et l'arrivée du coucher du soleil, ni avec la fin du mois du jeûne et l'arrivée de la fête.
L'un des Hadîths de l'Imâm as-Sâdiq (p) nous dit au sujet de la raison du jeûne : "Dieu a imposé le jeûne pour y mettre le riche et le pauvre à pied d'égalité, car le riche ne connaît pas la souffrance de la faim pour avoir de la compassion envers le pauvre. Le riche peut réaliser tout ce qu'il veut. Dieu veut donc mettre les hommes à pied d'égalité, et faire goûter au riche la faim et le souffrance afin qu'il ait de la compassion et de la pitié envers le pauvre".
Dans son célèbre sermon sur le mois de Ramadan, le Messager de Dieu(P) n'a pas manqué d'évoquer les responsabilités à assumer envers les pauvres, les orphelins et les besogneux. Il a dit à ce propos :"Donnez l'aumône aux pauvres et aux indigents, respectez vos vieillards, soyez miséricordieux avec vos enfants et compatissants envers les orphelins des autres pour que Dieu soit compatissant envers vos orphelins". Il a demandé avec persistance d’être généreux, pendant le mois de Ramadan, envers les orphelins : "Celui qui, pendant ce mois, traite généreusement, un orphelin - et continue de le faire jusqu'à le mettre définitivement à l'abri du besoin - sera généreusement traité par Dieu". Le Messager de Dieu (P) a signalé le haut rang de celui qui parraine un orphelin en disant : ''Moi et celui qui parraine un orphelin, nous serons au Paradis comme ces deux doigts" tout en désignant son index et son médius.
C'est pendant le mois de Ramadan que la voix de 'Alî (p) a retenti, dans son dernier testament, pour adjurer les Musulmans d'aider les orphelins : "Craignez Dieu pour ce qui est des orphelins. Ne laissez pas leurs bouches affamées. Ne les laissez pas se perdre en votre présence. J'ai entendu le Messager de Dieu (p) dire : A celui qui entretient un orphelin et continue à le faire jusqu'à le mettre à l'abri du besoin, Dieu destine obligatoirement le Paradis, comme Il destine l'Enfer à celui qui s'empare des biens de l'orphelin".
La solidarité pour aider les faibles
Chers bien-aimés !
Dieu a destiné le mois de Ramadan à être une opportunité pour que nous coopérions en vue de résoudre nos problèmes qui, d'ores et déjà, s'accentuent, de jour en jour, suite aux diverses crises, surtout économiques. Cela nous exige de coopérer et de nous compléter pour assumer nos responsabilités envers notre Seigneur et pour agir dans le sens d'aider les faibles dans notre société. Ces derniers pourront se transformer en un problème pour la société si elle se détourne d'eux. Nous risquons également de perdre une grande partie de leurs potentialités qui ont besoin d'être investies pour jouer leur rôle dans la vie.
A partir de ce mois béni, le mois de la solidarité avec les pauvres, les orphelins et tous les besogneux dans la société, il nous est indispensable de prendre l'initiative et d'assumer nos responsabilités envers eux, et ce en soutenant les institutions qui les parrainent, que ce soit à l'intérieur de ces institutions, ou là où ils se trouvent dans leurs maisons. Il nous est indispensable de lancer des initiatives collectives à partir des mosquées. Il faut qu'il y ait dans chaque mosquée un comité consacré aux pauvres, aux besogneux, aux orphelins et aux endettés. C'est en cela que nous rendons à la mosquée son rôle actif. Ces comités peuvent être formés dans les quartiers et les villages. Nous n'avons pas d'excuses devant Dieu si nous n'assumions pas nos responsabilités envers eux en prétendant que nous ne pouvons pas le faire. Nous seront excusés si nous incitons les individus et la société à la coopération si toutefois ils ne se mettent pas à l'œuvre d'eux-mêmes.
Nous pouvons faire beaucoup de choses lorsque nous nous mettons en action, lorsque nous coopérons les uns avec les autres et lorsque nous développons nos potentialités. Le pouvoir de Dieu est du côté de ceux qui s'unissent : ((Encouragez-vous mutuellement à la piété et à la crainte révérencielle de Dieu)) (Coran V, 2). Nous devons ne pas oublier que "Celui qui indique le chemin du bien est comme celui qui fait le bien".
Chers bien-aimés ! Grand est le bonheur de voir le bonheur de dessiner le sourire sur le visage d'un pauvre, de rendre la lumière de l'espoir au visage d'un orphelin, de dissiper les soucis d'un anxieux ou d'un réprimé ! C'est ainsi que ton cœur grandit pour englober les autres. C'est ainsi que ta vie se prolonge dans la vie des autres.
Chers bien-aimés ! Voilà notre religion. Elle n'accepte pas que tu dormes avec le ventre plein alors que ton voisin dort tout en étant affamé, ou que tu jouisses du repos alors que les autres éprouvent des peines. Ce sentiment de l'autre, cet esprit de coopération, de solidarité et de volontariat sont ce qui manque en Occident, où les sociologues et les pédagogues ne trouvent pas le moyen de trouver cet esprit par une voie autre que de déclarer les services à rendre à la société comme une condition qui donne plus de chance d’acceptation aux étudiants dans les plus grandes universités et écoles, ou pour accéder à certains postes et fonctions-après l'échec de tous les autres moyens-.
Nous remercions Dieu pour Ses grâces et Ses bienfaits, Dieu qui a placé en nous le sentiment de responsabilité, qui nous a procuré cette source dont nous nous désaltérons, qui a fait de nous des personnes méritant le nom de l'humanité… Nous invoquons Dieu et Lui disons : "Seigneur, embellis pour nous la compagnie des pauvres ! Aide-nous à les accompagner avec la belle patience ! Aide-nous à assumer nos responsabilités envers eux !
Le second sermon
Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
La Palestine… L'otage du projet sioniste
La Palestine est toujours l'otage du projet américain et sioniste qui déforme son paysage pour qu'elle tombe entièrement sous la main de la judaïsation, ainsi que pour liquider le projet de l'Etat palestinien indépendant.
De ce contexte, on remarque l'action de la Ligue arabe qui se conduit comme un outil dans la main du projet arrogant pour mettre la pression sur les Palestiniens afin de les obliger à rejoindre les négociations directes sans conditions préalables. Cela signifie que l'initiative du quartet international, sur lequel compte la partie palestinienne officielle, ne sera que le dernier moyen de cacher la nudité de cette partie dans le tunnel de la solution résignatrice.
Le danger réside dans le fait que ce dernier glissement constituera un pont pour une nouvelle agression sioniste, agression dont le Liban pourrait être la place, et à travers laquelle il leur sera possible de pénétrer la région arabe et islamique en général. Le tribunal international que le jeu politique international utilise comme un épisode d'un processus visant à préparer le terrain à de nouveaux et grands projets arrogants et agressifs.
Offensive de l'arrogance contre la Nation
En plus, nous savons bien que l'offensive américaine et européenne menée contre la République Islamique d'Iran, sous les signes de l'inquiétude que suscite la possibilité pour le programme nucléaire iranien prenne des directions militaires, n'est qu'une partie de ce plan qui vise les mouvements de résistance et de réticence en tentant de les présenter comme une menace pour la paix et la sécurité dans la région. On offre ainsi à l'entité sioniste davantage d'opportunités pour dorer son blason et se préparer à de nouvelles agressions. D'où, il nous est possible de comprendre le caractère dangereux de s'engager dans le jeu sectariste que cherchent à promouvoir beaucoup de mass médias et de chaînes satellitaires qui sont devenues une épée brandie face à la Nation, avec toutes les sensibilités et tous les fanatismes qu'on provoque pour servir le projet ennemi. C'est comme si toutes les calamités de la Nation attaquée de toutes parts ne sont pas suffisantes et qu'il faut que des fronts médiatiques et politiques soient ouverts pour effondrer le temple au-dessus de tous, dans un processus d'expiation méthodique dans lequel on dépense des sommes gigantesques.
Iraq : Pour chasser rapidement l'occupant du pays
Le drame de la blessure irakienne continue à s'imposer à la réalité, à un moment où chacun retient son souffle et manifeste la crainte de voir les Américains se retirer du pays.
Nous disons à tous qu'ils ne devraient pas craindre le retrait de l'occupant de tout endroit dumonde arabe et islamique sous le prétexte de voir s'installer un vide impossible à combler. Nous pensons que toutes les solutions valent mieux que la présence de l'occupation qui a apporté avec elle les massacres, la pauvreté et la destruction à toute la région, , car la Nation ne peut pas humer l'air de la liberté, de la souveraineté et de la véritable dignité sous les baïonnettes de l'occupant.
Du reste, il incombe aux Irakiens une grande responsabilité de défendre leur unité intérieure pour sortir du tunnel obscur dans lequel ils vivent, et qui laisse son impact négatif sur la confiance qu'ont les gens en leurs gouverneurs. C'est ainsi qu'ils pourront mettre un terme à la présence de l'occupation dans leur pays et l'empêcher de tripoter leur sécurité et leur vie politique, contrant les prétentions que sa présence est nécessaire pour préserver la stabilité.
Liban : Pour une approche sérieuse des affaires publiques
Pour ce qui est du Liban, et dans les contextes de cette bataille de polémiques qui n'en prend pas fin au sujet du tribunal international, et des suggestions extérieures où on cherche à se référer pour diriger le pays, nous appelons tous les responsables à assumer leurs responsabilités dans la défense du pays et de son unité pour ne pas tomber dans l'embuscade des manœuvres internationales visant à incendier le Liban ou à l'utiliser comme du bois à brûler dans les poêles de la région et leurs flammes.
Nous disons aux responsables que ce pays est menacé d'une grande explosion populaire. Ce que nous observons en matière de soulèvements chargés de colère, de frustration et de désespoir peut annoncer des catastrophes à venir. La solution à apporter aux problèmes des gens et à leurs souffrances n'est pas dans le fait de faire porter les responsabilités aux autres par tel ou tel autre responsable, qu'on inscrit dans le cadre du conflit entre les axes politiques, ou qu'on réchauffe sur un feu doux en attente de la fermeture d'autres dossiers, prétextant que la solution radicale des deux problèmes du courant et de l'eau a besoin d'un plan à long terme!!
Nous disons que si les responsables du pays et ses aisés peuvent attendre pour de longues années dans leurs riches bureaux et meubles, et sous l'air conditionné et rafraîchissant qui caresse leurs corps, la majorité des Libanais qui les ont élus et leur ont permis d'accéder à leurs postes, ne peuvent plus attendre… Les responsables doivent réfléchir aux solutions du moment en attendant les solutions à long terme, et ils le pourront s'ils se conduisent avec du sérieux. Sinon, ils doivent dire la vérité aux gens et reconnaître qu'ils sont incapables de résoudre leurs problèmes. Ainsi les gens sauront comment agir, où ils vont et à qui donner leur direction.
O responsables : ce peuple est le vôtre et il est épuisé par le temps, par les guerres, par les discordes et par la situation difficile sur le plan économique. Vous pouvez faire beaucoup de choses si vous le voulez. Mais vous vous détournez d’eux et vous prétextez que vous êtes occupés par les grandes causes. Mais la cause de ce peuple et ses services essentiels n'est-elle pas une grande cause ? Quel est, dans ce cas, l'être humain sur lequel on doit compter si celui-ci n'arrive pas à trouver sa nourriture, son eau, son courant électrique et les plus simples des services dont il a besoin.
O responsables ! Craignez Dieu dans vos agissements envers ce peuple patient, envers ce pays épuisé par les calamités produites par cette classe de responsables que les richesses et les postes détournent des causes essentielles des gens. Craignez Dieu pour ce qui est de Ses pays et Ses serviteurs, car vous êtes responsables même des terres et des animaux ! |