Le Sermon du Vendredi > Archive > 25/01/2008 - 16 muharram 1429 H


Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Les deux sermons du Vendredi prononcés par son Eminence l'Ayatollah al-'Uzmâ Muhammad Hussein Fadlullah de la mosquée de al-Imamayn al-Hassanayn à Haret Hreik, le 16 muharram 1429 / 25 janvier 2008, en présence d'une foule dense de personnalités religieuses, politiques, sociales ainsi que de croyants.

Le système moral de l’Islam déconseille l’obscénité et l’indécence des paroles

 

 Le Premier SermonAu Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

 

Le témoignage et le châtiment

Dieu, à lui la Grandeur et la Gloire, dit dans Son Noble Livre : ((Et ceux qui lancent accusation contre des dames, puis ne produisent pas quatre témoins, fouettez-les alors de quatre-vingts coups de lanière, et n’acceptez plus jamais d’eux témoignage. Et c’est eux les pervers ; sauf ceux qui après cela se repentent et se réforment ; Dieu alors est pardonneur, miséricordieux, vraiment)) (Coran XXIV, 4-5).

Parmi les règles morales dans le domaine du respect qu’on doit à l’autre, surtout à la femme, on compte celle qui ne permet à aucune personne d’accuser une femme d’adultère ou de lui attribuer un tel méfait, car Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, n’autorise aucune personne de dire du mal, surtout lorsqu’il s’agit d’une question de la taille de l’adultère, qu’en étant armée d’une preuve légale qu’elle doit présenter devant le juge. L’accusation d’adultère se distingue des autres accusations en rapport avec les comportements illicites, par le fait que l’accusateur doit présenter quatre témoins justes qui témoignent qu’ils ont vu et bien vu l’acte sexuel dans ses détails. Les quatre témoins doivent tous donner le même témoignage et aucun d’eux ne doit désister pour que l’accusation soit établie.

Il se peut que certaines personnes parmi celles qui se livrent à des querelles et des animosités s’accusent mutuellement en traitant d’adultère leurs mères ou leurs femmes respectives par des moyens illégaux et sans en apporter des preuves claires. Il n’est pas licite pour une personne de dire à l’autre « fils de … » ou « ta femme est une … », même si l’on suppose que cette femme avait un lien de ce genre, mais qu’il n’était pas établi que ce lien était un lien d’adultère. Dans cette situation, il n’est pas licite d’adresser à cette femme une telle accusation. Le Noble Coran insiste sur la question du châtiment en disant : ((Et ceux qui lancent accusation contre des dames, puis ne produisent pas quatre témoins…,)). Les quatre témoins doivent être justes. Ils doivent témoigner qu’ils ont vu l’acte sexuel dans tous ses détails. Si les témoins ne fournissent pas des preuves corroborant leurs témoignages, ils seront fouettés et considérés comme pervers, ce qui veut dire que leurs témoignages ne seront plus acceptés.

Il se peut dans certaines situations sociales où deux personnes ayant un différend, l’une d’elle adresse à l’autre une accusation disant que sa mère, sa femme ou sa soeur est telle… Cela arrive dans ce qu’on appelle les crimes d’honneur où quelqu’un tue sa sœur ou sa fille rien qu’en la soupçonnant d’adultère. Cela n’est pas loisible. Nous avons prouvé à maintes reprises que celui qui commet un crime d’honneur tuant ainsi sa sœur, sa fille ou sa femme pour un simple soupçon, ou parce que des autres l’ont soupçonnée, est un tueur et que la qualification légale le concernant est de le mettre à mort comme on le fait de tout tueur.

A ce propos, une Tradition prophétique dit qu’un homme a dit au Messager de Dieu (p) : « Si je trouve ma femme au lit avec un autre homme, m’est-il loisible de la tuer ? ». Le Messager de Dieu (P) lui a répondu : « Mais où sont les quatre témoins ? ». Cela veut dire qu’il n’est pas loisible d’appliquer la qualification légale et de châtier la femme qu’après avoir ramener quatre témoins qui témoigneraient tous contre elle.

Pour ceux qui ont des différents et qui en arrivent à échanger des insultes et autres paroles obscènes, il leur est également conseillé de faire attention et de ne pas laisser les choses en arriver à empirer.

Les Traditions nous rapportent un événement qui a eu lieu avec l’Imâm as-Sâdiq (p) et l’un de ses compagnons. Le récit dit : « L’Imâm as-Sâdiq (p) avait un ami qui ne le quittait presque jamais là où il partait. Il marchait un jour avec lui au marché des chausseurs et l’ami était accompagné d’un serviteur sindien de religion mage qui marchait derrière eux. Par trois fois, l’ami regarda derrière lui à la recherche de son serviteur qui avait disparu. A la quatrième fois, le serviteur était revenu et l’ami pris de colère lui a dit : ‘Où étais-tu fils de … ? ». L’Imâm as-Sâdiq (p) lui a donné un coup sur le front et lui a dit : ‘Nom de Dieu ! Comment te permets-tu d’insulter sa mère ? Je pensais que tu étais pieux, mais je vois maintenant que tu ne l’es pas’. L’ami a répondu : ‘Que je sois sacrifié pour toi ! Sa mère est une sindienne polythéiste’. Mais l’Imâm lui a dit : ‘Ne sais-tu pas que toutes les nations adoptent un mode de mariage pour éviter le libertinage ? Par la suite, l’Imâm (p) n’a plus côtoyé cet homme de toute sa vie ». Ainsi, l’Islam reconnaît pour chaque nation la légalité de son mode de mariage.

Les paroles obscènes : Les pires des paroles

Une autre Tradition nous parle de l’homme qui prononce des paroles obscènes ou qui adresse de telles paroles à une autre personne. Cette Tradition rapportée de l’Imâm as-Sâdiq (p) dit : «   Un homme israélite a, pendant trente-trois ans, invoqué Dieu de lui donner un enfant. Comme Dieu n’exauçait pas sa demande, il a dit un jour en L’invoquant : ‘Seigneur ! Suis-je si loin de Toi que Tu ne m’entends pas, ou bien Tu es proche de moi et tu ne veux pas me répondre ?’. Alors il a vue en songe un homme qui lui a dit : ‘Tu évoques Dieu mais tu tiens des propos obscènes ; tu as un cœur dur et impur et tes intentions sont mauvaises. Abandonne donc tes propos obscènes, crains Dieu dans ton cœur et ais de bonnes intentions. S’exécutant, l’homme a invoqué Dieu et sa femme lui a donné un garçon ».

Cela veut dire que, les propos obscènes comptent parmi les choses qui empêchent l’invocation d’être exhaussée. Lorsque Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, nous dit : ((invoquez-moi et je vous exhausserai)), Il veut dire que l’invocation doit se faire avec des paroles saines et propre car ces paroles sont celles qui apportent l’invocation vers Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire.

Ainsi nous comprenons pourquoi l’Imâm as-Sâdiq (p) demandait des comptes à ses compagnons pour ce qui est de leur manière de parler. Sumâ’a, l’un des compagnons de l’Imâm as-Sâdiq (p) a dit : « Je suis entré chez Abû Abdallah as-Sâdiq (p) et il m’a dit avant que je ne prononce aucun mot : ‘O Sumâ’a, qu’est ce qui s’est passé entre toi et ton chamelier ? Garde-toi de tenir des propos obscènes, d’insulter ou de maudire !’. J’ai répondu : ‘Par Dieu, je l’ai fait car il m’a traité injustement’. Alors il m’a dit : ‘S’il t’a traité injustement, toi tu l’as été davantage envers lui. Je ne l’accepte pas et je ne l’ordonne pas à mes partisans. Demande donc pardon à ton Seigneur et ne le fais plus !’. J’ai dit alors : ‘Je demande pardon à Dieu et je promets de ne plus le faire’ ». Si l’imâm (p) n’accepte pas la réaction de son compagnons à la conduite de son chamelier, c’est par ce qu’il se réfère à la parole divine qui dit : ((Si vous exercez des représailles, qu’elles soient en proportion de l’offense reçue)) (Coran XVI, 126).

Il n’est donc pas loisible pour l’homme d’adresser aux autres des paroles obscènes. L’Imâm al-Bâqir (p) a dit à ce propos : « Dieu déteste celui qui est insolent et indécent ».

L’imâm as-Sâdiq (p) a dit : « L’obscénité fait partie de l’abrutissement et l’abrutissement est destiné à l’Enfer ».

Le Messager de Dieu (P) a dit : « Dieu a interdit le Paradis à tout menteur, à tout insolent et à toute personne qui n’éprouve aucune honte ».

La Tradition nous apprend aussi que le Messager de Dieu (P) était assis avec sa femme, ‘A’isha, lorsqu’un Juif passe et salue le Prophète (P) mais, par un jeu de mots, il lui a souhaité la mort au lieu de lui souhaiter la paix. Il voulait ainsi le tourner en dérision. L’ayant bien entendu et compris, le Prophète (P) a répondu calmement en disant : « Et sur toi ». ‘A’isha n’a pas été contente de cette réponse et s’emportant, elle s’est mise à insulter le Juif avec des mots durs et violents. Alors, le Prophètes (P) s’est tourné vers elle et lui a dit : « O ‘A’isha ! Si la parole grossière prend forme, sa forme ne serait que mauvaise. Jamais les bonnes paroles ne sont mises sur une chose sans l’embellir et jamais elles ne sont enlevées d’une chose sans la rendre laide. Dieu est doux ; Il donne pour la douceur ce qu’Il ne donne pas pour la violence ».

A partir de toutes ces considérations, nous devons, en tant que musulmans, nous tenir aux règles morales islamiques lorsque nous adressons nos paroles aux autres. Nous ne devons pas utiliser des paroles obscènes en leur parlant, ni les insulter. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, dit : ((Dis à mes serviteurs de prononcer de bonnes paroles. Le démon se glisse entre eux ; le démon est l’ennemi déclaré de l’homme)) (Coran XVII, 53).

 

Le second sermon

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Serviteurs de Dieu ! Craignez Dieu et faites face à la situation en assumant vos responsabilités envers l’Islam et les Musulmans, car Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, veut que les Musulmans soient unis face à l’ennemi. C’est l’unité qui assure aux Musulmans leur force, leur dignité et leur liberté.

De quoi s’agit-il ?

Où sont les Arabes par rapport à la question de Gaza ?

Y a-t-il un monde arabe qui se respecte et qui assume ses responsabilités envers le peuple palestinien qui, depuis soixante ans, subit l’occupation par les Juifs avec l’aide des Etats occidentaux ? On continue d’imposer à ce peuple un siège lui interdisant de recevoir des produit de première nécessité et des médicaments, comme on vient de le voir avec les produits médicaux dont on prive les hôpitaux de Gaza. On continue le bombardement barbare qui vise tout ce qui bouge dans cette ville, sans distinction entre les hommes, les femmes et les enfants. On vise les maisons, les sièges administratifs, les huttes des démunis et des chômeurs qu’on assujettit à une punition collective de la part de leur Autorité et des autorités des pays frères et amis, ces démunis qui, avec leurs familles et leurs enfants, sont privés de chauffage sous ce dur froid de l’hiver, et sont interdits de quitter le district même pour être hospitalisés, pour suivre des études ou pour chercher du travail.

Le monde contraint Gaza à mourir en silence. On l’interdit même de crier ou de protester pour ne pas déranger l’Occident qui, réservant les droits aux seuls Juifs, ne reconnaît aux Arabes aucun droit. Pour ne pas déranger aussi les responsables arabes qui, de temps à autre, reçoivent des responsables juifs sans leur demander des comptes pour ce qui est de l’extermination du peuple palestinien. Bien au contraire, ils prennent des positions n’allant pas au-delà du fait de les prier de leur offrir la paix avec toutes ses conditions humiliantes !

Haletant avec enthousiasme, les Arabes sont allés en Amérique pour participer à la conférence d’Annapolis. Ils y ont été contraints par l’administration américaine, mais ils n’ont rien obtenu qui pourrait contribuer à une solution finale du problème palestinien. L’administration américaine leur a posé comme condition de s’engager dans une guerre intérieure visant à mettre fin à l’Intifada, à combattre les mujâhidun et à liquider les armes palestiniennes. L’administration américaine a dernièrement fait savoir qu’elle comprend la guerre d’extermination, le siège et les plans dressés pour mettre à mort les Palestiniens, enfants femmes et vieillards, prétextant qu’Israël est en état de légitime défense.

Les Etats-Unis et leur politique présentant l’Iran comme menace

Les Etats-Unis et les responsables de l’entité israélienne ennemie prétendent que le problème consiste dans les roquettes palestiniennes qu’on tire sur les colonies de peuplement israéliennes, ce qui présente cette punition collective infligée aux Palestiniens comme une réaction à ce qu’ils appellent l’agression menée par l’Intifada. Mais les Israéliens n’ont pas stoppé les assassinats, les incursions, les arrestations et les agissements agressifs contre les civils en Cisjordanie et à Gaza. Ils veulent que les Palestiniens ne se défendent pas. Cela est clair dans la visite du président américain qui n’a pas demandé aux Juifs de se retirer des territoires occupés, car il ne reconnaît pas qu’il y ait occupation israélienne de ces territoires. La raison est qu’il considère ces territoires comme des territoires disputés, et qu’il laisse aux Juifs la liberté de fortifier leur entité contre la présence arabe. En même temps, il leurre les Arabes en leur parlant de l’Etat palestinien qu’il sait inviable selon les conditions israéliennes qui ont disloqué la terre palestinienne d’une manière inouïe.

Et la question persiste : Y a-il un monde arabe qui assume ses responsabilités face à cette situation d’oppression vécue par les Arabes ? Ou bien ces gens qui gouvernent leurs peuples ne font que haleter derrière le parrain américain qui fait ses tours dans leurs pays pour conclure des contrats de vente d’armes qui ne procurent aucune force aux Arabes, leur seule fonction n’étant autre chose qu’étayer l’économie américaine et l’industrie militaire ? Parallèlement, la normalisation arabe avec Israël se poursuit conjointement aux efforts visant à faire de l’Iran un ennemi rien que parce que l’Iran s’oppose aux Etats-Unis et à Israël.

Tout en poursuivant ses efforts visant à lui imposer des sanctions, le président américain poursuit ses accusations à la République Islamique d’Iran de planifier pour la fabrication d’une bombe nucléaire qui, selon ses prétentions extravagantes, constitue une menace pour la stabilité du monde, alors que les Etats-Unis disposent de milliers de têtes nucléaires, sans parler des deux cent têtes nucléaires israéliens et de tout l’arsenal nucléaire des pays d’Occident. Egalement extravagants sont les avertissements du président américains qui, lors de sa tournée arabe, ont signifié aux pays du Golfe d’être vigilants face à la menace iranienne. Aucun parmi les responsables de ces pays ne lui a rappelé le rapport des services de renseignement américains qui a affirmé que, depuis, cinq ans, l’Iran n’entreprend aucune action visant à fabriquer une arme nucléaire, ainsi que le rapport de l’Agence Mondiale de l’Energie Atomique qui a affirmé que l’Iran a donné des réponses aux questions qui lui ont été posé et que ses réponses prouvent la fausseté des accusations qu’on lui adresse de la part des instances internationales et européennes soumises aux Etats-Unis. Pourtant, l’administration américaine continue de demander aux Européens de participer aux sanctions qu’on cherche à imposer à l’Iran dans le but de l’obliger de geler ses activités d’enrichissement d’uranium.

Les Etats-Unis et Israël cherchent à engouffrer les Arabes dans une guerre dont ils n’ont aucun intérêt à y participer. Ils veulent les traîner vers des problèmes qui risquent de détruire toute la région, à un moment que la paix que l’Iran leur propose leur apporte la force, le progrès, la prospérité et l’ouverture économique utile pour tous.

Liban : Dialogue bloqué et chaos sécuritaire

Pour ce qui est du Liban, l’initiative arabe est politiquement paralysée, paralysie qui a empêché toute solution, surtout que certains Arabes parmi ceux qui ont signé l’initiative suivent la voie de la politique américaine qui continue de tripoter le sort du Liban sous des slogans qui provoquent les sentiments des Libanais d’une manière qui donne à penser que cette politique est naïve quant à sa façon de considérer la situation au Liban. Cela bloque le dialogue objectif qui pourrait, si toutefois le club politique montre assez de fidélité politique à la patrie, aboutir à des résultats positifs. Il est à noter aussi que les déclarations qu’on entend ici et là ne respectent pas la rigueur de la terminologie utilisée par telle ou telle partie.

A cela s’ajoutent la méthode des insultes politiques et les efforts visant à provoquer des conditions compliquées qui contribuent à énerver la question sectaire et confessionnelle, ce qui ouvre la situation à errer dans les labyrinthes qui livrent tout les pays à la crise compliquée de la région au profit de l’administration américaine.

Le pays est en proie à la faim et à la privation. Il vit dans l’obscurité qui couvre son peuple, qui envahit ses services vitaux, qui anesthésie son action nationale et qui confisque sa conscience politique pour l’atteler à tel ou tel chef confessionnel ou politique sans bien réfléchir au contenu que présente ce chef. Cela rend la crise encore plus grave et plus compliquée.

Le problème de ce pays se représente aussi dans cette soumission au sacré confessionnel qui n’a rien de sacré et qu’on présente à travers des personnes possédant une prétendue infaillibilité de pensée. Il est grave de voire certaines instances religieuses et leurs partisans sacraliser les personnalités confessionnalistes dans un processus de propagande pour une confession ou une secte, loin de toute règle nationale impliquant le fait de se pencher sur les problèmes des gens dans ce petit pays afin de les résoudre.

Nous appelons le peuple libanais qui respecte sa raison et son avenir de bien poursuivre et examiner tout ce qui émane des personnalités politiques et religieuses. Nous l’appelons à bien étudier le contenu politique des propositions qu’elles avancent sous l’influence des arrière-fonds régionaux ou internationaux, et des ambitions personnelles et partisanes, et ce pour se garder de glisser vers les complications de l’histoire que certaines de ces personnalités avaient forgée, par le passé, de la manière qui a porté ce pays à s’embourber dans plus de crises et à être la victime d’un nombre croissant de massacres. Il y a aussi le détournement des fonds publics, l’appauvrissement du pays sous le poids de la dette, et son abandon à son sort face aux problèmes majeurs.

Enfin, et face à ces atteintes portées continuellement à la sécurité libanaise par le biais de ces attentats sauvages qui tuent une personnalité par-ci et une personnalité par-là, et qui font, au passage, de plus en plus de victimes civiles, nous appelons les Libanais à agir sur tous le plans afin de protéger leur sécurité du tripotage mené par les criminels, de tous ceux qui cherchent à engouffrer le pays dans l’enfer de l’instabilité politique étendue sur toute la région. Cela n’est possible que par l’action conséquente visant à la concertation politique qui est la seule à pouvoir protéger la paix civiles, et à barrer la route à tous ceux qui guettent le pays pour lui faire du mal.