Le Sermon du Vendredi > Archive > 26/06/2009 - 03/07/1430 H


Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Le sermon du Vendredi

Les deux sermons du Vendredi prononcés par Son Eminence, l'Autorité religieuse, sayyed Muhammad Hussein Fadlallah de la mosquée de al-Imamayn al-Hassanayn à Haret Hreik, le 03 rajab 1430 / 26 juin 2009, en présence d'une foule dense de personnalités religieuses, politiques, sociales ainsi que de croyants.

L'Imâm al-Bâqir (p), le pionnier de l'essor scientifique 

Le premier sermon

Al-Bâqir (p), l'imâm de la science et du dialogue

Dieu, le Très-Haut, a dit dans Son Noble Livre : ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille, et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33).

L'Imâm Muhammad Ibn 'Alî al-Bâqir (p) est l'un des Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p). L'anniversaire de sa naissance tombe au premier jour de ce mois de rajab. Cet Imâm dont l'école scientifique et culturelle embrasse toutes les questions doctrinales, légales et vitales de l'Islam a pu construire pour le compte de la Nation toute une génération de dirigeants scientifiques et intellectuels.

Son école scientifique est à l'origine de l'émergence de celle de son fils l'Imâm Ja'far as-Sâdiq (p) qui a, à l'époque, rempli le monde musulman en matière de science, de sagesse et de philosophie. Il était l'Imâm du dialogue. Il ne refusait le dialogue avec aucune personne même si ses déviations doctrinales sont flagrantes. Il en était ainsi car la ligne des Gens de la Maison (p) est la ligne de l'Islam apporté par le Messager de Dieu (P) afin de faire sortir les gens des ténèbres vers les lumières, des ténèbres de l'ignorance vers les lumières de la science, des ténèbres du mal vers les lumières du bien. 

L'Imâm al-Bâqir (p) apprenait à ses compagnons qu'ils devaient se renseigner auprès de lui. Chaque fois qu'il leur enseignait une idée islamique dans n'importe lequel des domaines de l'Islam, il leur demandait de le questionner sur le fondement coranique de cette idée, sur l'endroit où il l'avait tirée, sur la manière avec laquelle elle est exprimée par le Coran. Cette méthode avait deux objectifs.

Le premier c'est apprendre à ses compagnons de se renseigner sur tous ce qu'ils ignoraient. Les savants auxquels les gens posent des questions et exigent des réponses sur la base de l'Islam, sur la loi de l'Islam, ou sur les questions vitales vers lesquelles Dieu, le Très-Haut, dirigeait les gens, ne devraient pas refuser de répondre à aucune question. Leur devoir est de répondre à toutes les questions qu'on leur pose.

Le second est qu'il voulait que ses compagnons et tous les gens lisent le Coran avec réflexion. Ils devraient le comprendre pour pouvoir tirer le programme de leur vie à partir de ses Versets. Il voulait que les gens assimilent ces Versets, afin que le Coran reste à jamais la règle culturelle que les gens devraient adopter.

Témoignages des Savants au sujet de l'Imâm (p)  

Lorsque nous nous penchons sur les paroles des savants contemporains de l'Imâm al-Bâqir (p), nous constatons qu'ils le vénéraient à l'extrême. Dans ses "Tabaqât", Ibn Sa'd écrit qu'il était "un savant, dévot et crédible pour tous les Musulmans". Les Musulmans, toutes doctrines et appartenances  confondues, avaient confiance en lui bien que certains ne croyaient pas en son Imâmat.

Ses Hadîth ont été rapportés par Abû Hanîfa et autres imâms des écoles juridiques. 'Atâ', qui est l'un des illustres Suivants, a dit : "Je n'ai jamais vu les savants aussi peu versés dans la science que lorsqu'ils se trouvaient en la présence de Abû Ja'far al-Bâqir (p). J'ai vu al-Hakam Ibn 'Uyayna (un savant connu à l'époque) ressembler, en sa présence, à un oiseau vaincu qui ne maîtrise rien de rien". De son côté, Muhiyîdîn an-Nawawî a dit : "Muhammad Ibn 'Alî Ibn al-Hussein, le Quraychite, le Hâchémite connu sous le nom de al-Bâqir, a été ainsi nommé car il a éventré la science et saisi ses fondements et ses mystères. Il est un honorable Suivant, un Imâm très versé dans la science, tout le monde est unanime au sujet de sa majesté et il est particulièrement considéré parmi les jurisconsultes et les imâms de Médine.

Les Imâms (p), la Mecque des désireux de la science 

Nous voyons ainsi que les Imâm appartenant aux Gens de la Maison (p) étaient vénérés par tous les Musulmans, et ce en raison de leur haut niveau dans le domaine de la science. Ils se référaient donc à eux et trouvaient ce qu'ils cherchaient. En étudiant les Traditions émises par l'Imâm al-Bâqir (p), nous constatons qu'aucune question parmi celles en rapport avec l'Islam, dans le domaine de la doctrine, de la loi et tous les autres domaines, ne se trouvent évoquées par l'Imâm al-Bâqir (p) qui était capable de les traiter avec toute l'ampleur de sa science. Se trouvant dans sa salle de réception avec les gens, il n'épargnait personne sans lui donner des enseignements et sans la diriger vers la bonne voie. Il considérait que la science dont il disposait était un dépôt divin qu'il détenait.

Recherché par les gens là où il se trouvait, il répondait à leurs questions. Et s'il leur arrivait de ne pas lui poser des questions, il commençait lui-même par leur parler. C'est la responsabilité que Dieu, le Très-Haut, en a chargé les savants. Il leur a donné la responsabilité d'instruire les gens. Lorsque les gens recherchaient les Imâms, le devoir de ces derniers était de les instruire, de leur donner la culture nécessaire pour promouvoir leur niveau scientifique qui les rapproche de Dieu, le Très-Haut. L'un des Hadîth dit à ce propos : "Dieu n'a demandé aux ignorants d'apprendre qu'après avoir demandé aux savant d'enseigner", surtout lorsque les innovations sans fondement dans la religion commencent à se répandre parmi les gens. C'est pour cette raison que les savants doivent agir pour promouvoir le niveau des gens dans le domaine de l'instruction, pour permettre aux Musulmans d'occuper la place la plus éminente sur le plan de la culture. Dieu veut que les gens soient attachés à la valeur de la science : ((Ceux qui savent seraient-ils à l’égal de ceux qui ne savent pas ?)) (Coran XL, 9).

Les bons caractères et la dévotion

Dans l'un de ses Hadîth, l'Imâm al-Bâqir (p) considère que la dimension morale rejoint la dévotion. Il dit à ce propos : "Il n'existe pas de dévotion qui soit supérieure à l'abstinence du ventre et du sexe. L'homme qui interdit à son ventre les choses illicites, qui ne mange ni ne boit des choses illicites, ainsi que celui qui interdit ce qui est illicite à son sexe, c'est-à-dire celui qui ne commet pas l'adultère ou l'homosexualité, cet homme ne fait que pratiquer les meilleurs actes de dévotion. Rien n'est aimé par Dieu comme le fait de L'invoquer. Chaque fois que les gens sont frappés d'une calamité, et chaque fois qu'ils ont besoin de quelque chose, Dieu, le Très-Haut, aime alors qu'ils L'invoquent. Dieu aime que l'homme L'invoque. Dieu, à Lui la grandeur a demandé à Ses serviteurs de L'invoquer : ((Votre Seigneur a dit : ''Invoquez-Moi et je vous exaucerai")) (Coran XL, 60). Rien ne repousse la prédestination en dehors de l'invocation. Lorsque Dieu constate que Son serviteur va L'invoquer, Il abroge la prédestination naturelle le concernant et exauce sa demande. La charité est le bien dont la récompense est la plus rapide à être allouée. Le bien dont la récompense est rapidement obtenue est la charité, le don et l'aide fournis aux autres. L'injustice est le mal dont le châtiment et le plus rapidement infligé. L'injustice dont-il s'agit ici est l'agression. Le défaut le plus grave chez un homme est de voir les défauts des autres sans voir les siens, de conseiller aux autres des pratiques qu'il ne peut pas lui-même abandonner, et de porter atteinte à son compagnons en lui parlant de choses ne le concernant pas" . L'un des plus grands défauts est celui où l'homme scrute les défauts des autres qui l'entourent, sans regarder ses propres défauts dans ses moralités, dans ses conduites et dans toutes ses activités. Il est aussi celui de demander aux autres d'être pieux, sincères et fidèles sans que celui qui le demande ne soit lui-même pieu, sincère et fidèle.     

Selon al-Asma'î, Abû Ja'far (l'Imâm al-Bâqir (p)) a dit : "O mon fils ! Garde-toi d'être paresseux et de t'ennuyer. Ne te montre pas paresseux quant il s'agit de faire du bien et de faire promouvoir ton niveau dans ce bas monde et dans l'Autre monde. Sois actif et dynamique pour atteindre les grands objectifs que tu te proposes d'atteindre. Ne t'ennuies pas quand il s'agit de lire, d'apprendre et d'agir. La paresse et l'ennuie sont la clé de tous les maux, car la paresse t'empêche de faire ce que tu dois faire et l'ennuie te prive de la patience nécessaire pour faire ce que tu dois faire.

Les qualités des Chiites

Parlant des qualités de la société chiite, l'Imâm al-Bâqir (p) a dit : "Les partisans de 'Alî (les Chiites) sont ceux qui se sacrifient pour défendre notre Autorité, ceux qui s'aiment sous les signes de l'amour qu'ils nous portent, ceux qui se rendent visite les uns aux autres pour faire vivre la religion. S'ils s'emportent, ils ne commettent pas l'injustice. S'ils se montrent satisfaits, ils le font avec justice. Ils sont une bénédiction pour leurs voisins et ils sont la paix pour ceux qui les fréquentent".

'Ubaydullah Ibn al-Walîd a dit : "Un jour, Abû Ja'far nous a dit : "Arrive-t-il à l'un d'entre vous de mettre sa main dans la poche de son compagnon et de prendre ce qu'il veut ?". Non, avons-nous répondu. Alors il a dit : "Vous n'êtes donc pas des frères comme vous le prétendez!".  Il a dit aussi : "La perfection, toute la perfection est dans l'acquisition des savoirs religieux, dans la patience face aux calamités et dans le fait de vivre selon ses moyens". L'homme doit posséder une large culture religieuse pour pouvoir être un Musulman qui vit l'Islam dans sa raison, dans son cœur, dans sa vie et dans toutes ses relations. Il doit être patient, car Dieu a annoncé la bonne nouvelle à ceux qui sont patients. Il a dit qu'ils ont les bénédictions de leur Seigneur ainsi que la miséricorde et la guidance. Les Chiites sont ceux qui savent comment organiser leur vie de manière à vivre selon leurs moyens et de ne pas avoir besoin des autres. Commentant, le Verset dans lequel Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, dit : ((Dites du bien aux gens)) (Coran II, 83), l'Imâm al-Bâqir (p) a dit : "Dites aux gens les meilleures paroles que vous désirez qu'on vous dise".

Nos Imâms (p) nous ont appris l'Islam authentique. Ils veulent que nous soyons l'avant-garde qui s'ouvre à l'Islam et qui agisse dans le cadre de sa civilité, l'avant-garde qui apporte l'appel à l'Islam au monde entier afin que tous les hommes connaissent l'Islam. En Lisant l'Islam à partir du Coran, de la Sunna du Prophète (P) et de l'héritage laissé par les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p), les gens pourront aimer l'Islam et y adhérer. Nous devons donc être attentifs à ce merveilleux héritage apporté par les Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p). Que la paix soit sur l'Imâm al-Bâqir, le jour où il est né, le jour où il a rejoint le voisinage de son Seigneur et le Jour où, vivant, il sera ressuscité.

Le second sermon

 

Les Arabes et la fallacieuse paix israélienne

Certains responsables arabes haussent la voix pour dire que la phase actuelle est la plus opportune pour établir ce qu'ils appellent la paix avec l'entité israélienne ennemie. Ils prennent en considération leur situation d'échec et de défaite qui les pousse à voir dans le gouvernement de l'ennemi israélien de droite extrémiste une planche de salut. Ils agissent ainsi bien que le Premier ministre qui dirige ce gouvernement a tenu à l'extrême, en parlant de l'aspect de l'Etat palestinien qu'il compte présenter aux Arabes comme un gage de leur soumission et de leur honte, il a tenu à définir cet Etat avec les termes utilisés par un auteur sioniste, à savoir comme une zone industrielle.

C'est ainsi que, peu à peu, s'éclaircit la vision des régimes en ce qui concerne le processus de paix. Israël mène, ces jours-ci, la plus large opération de judaïsation de al-Qods occupée. Les forces d'occupation ont commencé à lancer des offres pour l'achat des propriétés des Palestiniens de l'an 1948. La colonisation se poursuit selon un rythme accéléré en vue de travestir et de changer complètement l'aspect de al-Qods et de la Cisjordanie. Il est à remarquer qu'à son retour de sa visite en Egypte, le ministre de guerre israélien a autorisé la construction de 300 nouvelles unités d'habitation. Pourtant, les Arabes, considérés à travers la plupart de leurs régimes, aspirent à la paix sous l'angle de la liquidation de la cause palestinienne, sous l'angle qui permet à l'ennemi israélien d'imposer sa politique de colonisation sur le reste des territoires occupés en 1967, et de réaliser son projet concernant l'Etat juif tel qu'il a été définit par T. Herzl lorsqu'il a dit : "Si vous le voulez, l'Etat juif ne sera pas une légende".              

Lorsque nous entendons le ministre de guerre de l'entité israélienne ennemie parler, à partir d'une capitale arabe, de l'action visant à l'établissement d'une solution pacifique et régionale globale à travers laquelle il serait possible de conduire des négociations avec les Palestiniens ainsi qu'avec la Syrie et le Liban… Et lorsque les mass médias sionistes parlent de dix points qui pourraient aboutir à un règlement du contentieux entre le mouvement Hamas et l'Autorité palestinienne, règlement qui pourrait à son tour préparer le terrain à des élections palestiniennes et à l'ouverture des points de passage vers Gaza… Il nous faut alors savoir que cela n'est pas dicté par le souci de préserver les droits des Palestiniens et d'améliorer leur situation qui a atteint des limites catastrophiques, mais plutôt par la volonté de profiter de leur situation difficile et de les inclure dans le contexte des régimes arabes fatigués et épuisés, dans ce contexte évoqué par le communiqué des ministres arabes des affaires étrangères lors de leur réunion tenue dernièrement. Ce communiqué a mis l'accent sur leur aptitude à faire "tout ce qu'il faut" pour appuyer la politique américaine dans la région. Cela nous met en présence de la solution américaine et israélienne mais sous un nouvel accoutrement. Suite à cette solution, les Palestiniens seraient envoyés pour vivre aux quatre coins du monde ou implantés dans les pays arabes voisins de la Palestine, Israël pourrait ainsi pénétrer dans toutes les articulations arabes et islamiques, le monde conspirateur pourrait applaudir cet "exploit historique" qui a vu les rêves de T. Herzl et les aspiration de Ben Gurion se réaliser, et les Arabes récolter davantage de blasons et de prix Nobel sur les décombres de cet ami, ou plutôt de ce égorgé qui est le peuple palestinien.

Les Palestiniens et le piège américain   

Nous avertissons que tout ce qui se passe dans les coulisses, ainsi que les navettes effectuées par les émissaires américains dans la région, ne visent qu'à étouffer complètement la flemme de la cause palestinienne, qu'à se moquer des entendements des naïfs dans le monde arabe et islamique, qu'à légitimer l'occupation et qu'à lui présenter toutes les facilités possibles sous la banderole de la paix. Le tout dans le but d'assiéger les mouvements de résistance, d'éteindre la flemme des mouvements de libération et d'imposer le grand aboutissement malheureux de la cause la plus noble et de la situation d'injustice la plus saillante dont les drames sont vécus par le monde depuis plus d'un siècle, c'est-à-dire depuis le moment où T. Herzl a dit à Bal en Suisse, en l'an 1879 : "L'Etat sioniste est déclaré à Bal et, certainement, il verra le jour dans cinquante ans".

Les peuples arabes et l'unité   

Nous appelons les peuples arabes et islamiques, ces peuples qu'ils ont assiégés par les guerres de la discorde, qu'ils ont fait peser sur eux, de l'Afghanistan, en Iraq, en passant par le Pakistan, la Somalie et le Soudan, l'occupation, le chaos sécuritaire et les guerres civiles, nous les appelons, tout en ayant conscience de l'ampleur des pressions qu'ils subissent, à prendre une attitude unitaire ferme, à recouvrer leur unité intérieure, à travers l'attachement à leur cause centrale fondée principalement sur al-Qods et la Palestine. Nous les appelons à œuvrer sur tous les plans pour empêcher ce monde injuste d'imposer sa totale hégémonie sur la région en obtenant l'aval arabe et islamique au fait d'octroyer la Palestine historiques, la Palestine arabe et islamique, aux occupants juifs.

Il est vraiment malheureux de voire l'offensive arrogante contre la Nation et la Palestine arriver à ce niveau, alors que la machine de l'autodestruction poursuit sa marche en Somalie, ce pays qui patauge dans une rivière de sang et qui se trouve face à une nouvelle épisode parmi les épisode de l'ingérence extérieures dans ses affaires intérieures… Alors que la machine de la haine excommunicatrice poursuit sa marche en Iraq avec l'explosion, dans un village turkmène, d'un camion bourré de plus d'une tonne d'explosifs qui a fait plus de 300 tués et blessés parmi les pauvres déshérités qui ont été endeuillés par la perte de leurs enfants, de leurs femmes, de leurs vieillards et de leurs jeunes. Il s'agit d'un génocide, d'une opération d'extermination collective qui ressemble, quant à son atrocité, les opérations d'extermination perpétrées par l'ennemi israélien en Palestine occupée et dans le district de Gaza, aussi bien que les opérations d'extermination perpétrées par les Américains en Afghanistan contre les paysans et les familles déshéritées.

La haine confessionnelle en Iraq 

Cette haine a éclaté dernièrement dans plusieurs endroits en Iraq, surtout à Sadr city qui a été endeuillée par des dizaines de tués et de blessés parmi ses habitants suite à un attentat criminel à l'explosif. Par le crime perpétré à Kirkuk, cette haine a voulu engager deux lignes à la fois : La ligne ethnique, d'une part, et la ligne confessionnelle, d'autre part. Le but est de provoquer davantage de points faibles à l'intérieur de l'Iraq au profit de l'occupant américain qui profite de ces crimes pour s'assurer une nouvelle donne qui lui permet de tenir à ne pas retirer actuellement ses force en dehors des villes iraquiennes.

Tout en ayant conscience du grand utilité que l'occupation tire de ces crimes, nous trouvons étrange le fait que les savants musulmans, surtout ces savants attachés à l'unité des Musulmans, n'ont pas rendu publics des communiqués de condamnation et de protestation, car ce qui s'est passé représente une image atroce de meurtre et d'extermination collective visant les enfants et les civils, et fait parti des crimes que l'islam promet les auteurs d'un châtiment terrible dans les Feux de l'Enfer.

Iran : Un examen réussi  

Pour ce qui est de l'Iran qui est sur le point de sortir hors du cercle d'un examen intérieur provoqué par l'ardeur de la concurrence électorale, ainsi que par la liberté d'action assurée par le régime islamique. Il en sort avec quelques secousses intérieures qui, selon certains spectacles filmés, à l'intérieur de l'Iran, et largement diffusés par les médias occidentaux et certains médias arabes, est devenu un sujet des polémiques  et des analyses, et une occasion exploitée par les Occidentaux qui feignent se lamenter et exprimer leur inquiétude face à ce qui s'est passé dans la rue iranienne et vis-à-vis de l'expérience populaire et démocratique en Iran. Parmi ces Occidentaux qui jouent l'attachement à l'Iran, nous trouvons des responsables qui soutiennent les dictatures les plus injustes dans la région. Ceux-là n'ont pourtant pas pris la peine de donner des déclarations de condamnation ne serait-ce que d'un seul mot vis-à-vis des massacres commis par l'ennemi israéliens à Gaza. Représentés par leurs plus grandes institutions, les mass médias occidentaux ont eu également recours à une grande opération de camouflage pour ne pas refléter l'holocauste que les Israéliens ont fait subir aux Palestiniens à Gaza.

Nous voudrions que le peuple iranien qui s'est rendu compte, à travers cette expérience qui a eu lieu à l'intérieur du régime et dans le cœur de la révolution, du désir occidental de détruire la révolution et l'Etat iraniens, nous voudrions que ce peuple agisse dans le sens de recouvrer son unité populaire et politique et panse les blessures tout en restant conscient de la gravité de l'offensive extérieure, offensive décrite clairement par le président de l'entité israélienne ennemie lorsqu'il a dit : "Il est difficile de savoir lequel entre l'uranium enrichi et le régime misérable disparaîtra le premier. Notre espoir c'est de voir disparaître le régime".

Le peuple iranien devrait répondre à ce misérable criminel en lui disant : Ce qui disparaît est le mal, et ce qui reste sont le bien et la vérité. Israël est le mal sous son image la plus laide, alors que l'Iran est le bien et la vérité. Il l'est à travers ses expériences vivantes et scientifiques. Il l'est à travers son attitude opposée à l'arrogance et à travers son soutien aux mouvements de résistance et de libération. C'est, avec l'autorisation de Dieu, l'Iran qui restera, et l'ennemi qui disparaîtra.

Partage international du Liban 

Quant au Liban qui rejoint la région par la porte des bizarreries de la démocratie qui a engendré l'une de ses manifestations les plus frappantes avec le dernier modèle électoral, ce modèle qui a permis au zèle et au fanatisme de rejoindre leurs bases sectaires et partisanes sans subir aucune parte, il entre maintenant à nouveau dans le jeu de partage régional et international. Il le fait à travers les nominations, les parts et les chiffres manipulés par l'extérieur et que l'intérieur trouve bon de les faire passer sous des titres nationaux et avec un accoutrement conforme aux exigences de l'étape actuelle, une cape tissée et ornementée aux fils internationaux et régionaux aussi bien qu'à la soie de la modération et de la réticence arabes. Cela offre un aspect distingué à un pays qui a été brûlé par les feux des dissensions interarabes et interislamiques, sans compter les dissensions régionales et internationales, à un pays qui pourrait se réchauffer grâce aux feux des réconciliations et des ententes qui, le plus souvent, voient le jour sur le tapis volant international qui attend du Liban de formuler ses projets intérieurs au niveau du parlement, du gouvernement et autre, selon le modèle de la formulation globale dans la région, formulation signée par des plumes internationales bien pesantes.

Félicitations aux Libanais pour leurs bruyantes expériences dans les élections et pour leurs polémiques qui s'intensifient ou se calment en fonctions des conseils fournis par la région ou venus d'outre-mer. Félicitations pour toutes ces ententes dont les détails sont traités à l'extérieur alors que leurs mises en scène se fait à l'intérieur. Il est à espérer de voir la nouvelle donne les aider à établir des liens arabes et islamiques susceptible d'alléger la pression de la dette évaluée à cinquante milliards, si toutefois les Arabes possèdent encore de quoi payer après tous leurs milliards engloutis par la crise financière mondiale, et après tous leurs achats d'armes modernes que personne ne peut espérer les voir utiliser dans la libération de la terre et de l'homme.

Tirer dans l'air pour exprimer la joie est interdit 

  Enfin, nous nous trouvons à nouveau face à ce phénomène d'arriération qui s'est muté en un crime qui détruit la sécurité des gens, leur repos et leurs âmes. Face à cette hystérie et cette folie qui secouent les rues et font trembler les maisons lorsqu'on se met à tirer dans l'air chaque fois qu'on élue un élu ou prend la parole un chef politique ou confessionnel.

Nous avons précédemment averti que ce phénomène d'arriération n'est pas seulement illicite du point de vue légale. Il représente plutôt un crime, un meurtre de sang froid. Cela exige une action rapide de la part de l'Etat et des responsables ainsi que de tous ceux qui ont le pouvoir d'empêcher les coupables de poursuivre leur action criminelle, les meurtres qu'ils commettent contre les gens, leurs agissements qui terrorisent les enfants et leurs agressions contre la paix civile, la sécurité et l'ordre publics. Il n'est en aucun cas acceptable de taire ce phénomène, de lui permettre de se poursuivre et de subir ses conséquences. Il faut punir les auteurs de ces agressions et agir sur les plans politique, populaire et juridique pour les empêcher de récidiver à l'avenir.